Joseph Dion Ngute : le nouveau Premier ministre

Le natif du département du Ndian dans la région du Sud-Ouest a été nommé hier vendredi par décret du président de la République

C’est un universitaire et un homme rompu aux négociations qui est désormais aux commandes du gouvernement camerounais. Né le 12 mars 1954 à Bongongo Barombi, petite localité du département du Ndian dans la région du Sud-Ouest, dont il est par ailleurs chef traditionnel, Joseph Dion Ngute a fait ses études secondaires au lycée bilingue de Buea d’où il sort nanti d’un GCE Advanced level en 1971. De 1973 à 1977, il est étudiant à l’université de Yaoundé, d’où il sort nanti d’une licence en droit. De 1977 à 1978, il est inscrit à Queen Mary College de l’Université de Londres où il obtient un Masters degree en droit. Son parcours académique le mène ensuite de 1978 à 1982 à l’université de Warwick en Grande-Bretagne où il obtient un PH.D. Dès 1980, il est chargé de cours à l’université de Yaoundé. Le 19 juin 1986, il devient directeur général adjoint du Centre national d’administration et de magistrature. Le 11 mars 1991, il prend les commandes de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM).

Le 7 décembre 1997, il fait son entrée au gouvernement en qualité de ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures, chargé du Commonwealth. Dans cette position, celui que l’on appelle également « Chief » est membre de la Commission mixte Cameroun-Nigeria dans le cadre du règlement pacifique du conflit frontalier de Bakassi, la presqu’île dont il est originaire. Le 2 mars 2018, il rejoint la présidence de la République en qualité de ministre chargé de mission. Parfaitement bilingue, il est également membre du Comité central du RDPC où il occupe en outre les fonctions de secrétaire adjoint aux Affaires économiques, sociales et à l’emploi. Joseph Dion Ngute prend ses nouvelles fonctions, moins de deux mois après la prestation de serment du président de la République et dans un contexte marqué par la détermination du président de la République à trouver une issue définitive à la crise qui prévaut depuis bientôt trois ans dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Dire qu’il devra très vite se mettre au travail. Lui qui, outre ses fonctions de Premier ministre, chef du gouvernement, devra également assurer celles de président du Conseil de direction du Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants du Boko Haram et des groupes armés des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (CNDDR), créé par le chef de l’Etat le 30 novembre dernier à l’effet de faciliter l’intégration des jeunes qui souhaitent volontairement déposer les armes dans le cadre des crises que vivent ces trois régions.

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