Agriculture de deuxième génération : comment insérer davantage de jeunes

Une étude que vient de mener le Centre national d’éducation propose un ensemble de mesures dans ce sens.

Le Centre national d’éducation vient de rendre publics les résultats d’une étude sur les stratégies d’insertion des jeunes dans l’agriculture de deuxième génération : les effets de croissance et d’emploi au Cameroun. Financée sur fonds publics, cette étude visait à envisager les axes de promotion de l’agriculture de deuxième génération auprès de la jeunesse pour ainsi participer à la transformation et la diversification de notre économie. Trois principaux volets ont guidé cette étude. Il y avait l’adaptabilité et la finalité de la formation des jeunes à l’entrepreneuriat agricole. Ici il était question de proposer des solutions en vue de l’adaptation des programmes d’enseignement de toutes les écoles d’agriculture pour une meilleure implémentation de l’agriculture de deuxième génération,  mais aussi des pistes de solutions pour promouvoir la culture de l’entreprenariat chez les jeunes diplômés.

Le deuxième axe proposait des stratégies d’insertion des jeunes dans l’agriculture de deuxième génération. A cet effet il a d’abord été recensé tout ce que l’Etat fait déjà pour intégrer les jeunes dans l’agriculture. Plusieurs projets et programmes participent de cela. Et même le ministère de la Recherche scientifique, tutelle du Centre national d’éducation qui a mené la recherche a déjà mené des actions concrètes telles que la mise en place des champs écoles paysans pour rendre accessibles les semences de qualité et les itinéraires techniques adaptés au contexte biophysique, l’organisation des journées de promotion des semences améliorées de base. Sauf que dans la partie entraves, l’étude révèle que les jeunes sont timidement informés sur les financements publics pourvus par l’Etat. En sus, il y a l’entrave au niveau de l’accès à la terre, la caution très élevée parfois demandée à ces jeunes, les besoins non adaptés. Dans la troisième partie, un ensemble de mesures a été formulé. « Nous proposons une sensibilisation plus accentuée, un allégement des modes de caution, l’octroi ou le don des terres ainsi que leur sécurisation, le développement des marchés d’écoulement, l’ouverture des usines de transformation », explique M. Zoa, chercheur. Les résultats de l’étude ont été transmis à qui de droit pour la mise en œuvre.

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