Exposition : tableaux en « Mosaïques »

A travers des œuvres présentées à l’Institut français de Yaoundé, des plasticiens rendent hommage à ce magazine culturel camerounais qui célèbre ses huit ans d’existence.

Une coopération colorée. Les ancienne et nouvelle générations d’artistes plasticiens camerounais originaires de Douala, Yaoundé, Nkongsamba et Buea, sont main dans la main pour rendre hommage à « Mosaïques ». Les pages de ce magazine culturel camerounais qui célèbre ses huit ans leur sont très souvent consacrées, ceci depuis le début de l’aventure en décembre 2013.

L’Institut français du Cameroun antenne de Yaoundé, sert de cadre pour l’exposition d’art contemporain dédiée à la deuxième édition de « Mosabration », nom générique donné à l’événement-anniversaire. Les murs de l’expo chuchotent de belles anecdotes sur ces huit années d’existence, de collaboration et d’imagination. Les expériences de ces artistes sont liées au travail d’une équipe de journalistes et d’experts bénévoles, avec comme seuls objectifs la promotion de l’art dans tous ses contours.

Les plasticiens, rangés en marge de l’actualité culturelle dominée par la musique et le cinéma, ont trouvé dans ce journal entièrement dévoué aux arts, un oasis d’expression. Le temps est venu de lui rendre la pareille. Emile Youmbi, Hanko Hankson, Jean Michel Dissake Dissake, Jean-Jacques Kanté, Koko Komegne, Marc Padeu sont les noms célèbres du monde plastique camerounais, heureux de mettre en lumière ce magazine culturel et ses acteurs. Dans sa collection, chacun a déniché une pièce unique et symbolique de sa relation avec « Mosaïques ». Parmi toutes ces œuvres, « Mosaïcan » de Marc Padeu, peut-être de par son intitulé proche de la star de l’expo, captive le regard. Il y a également le choix de la matière utilisée par le plasticien : cette texture en sac de toile, qui emprisonne l’attention du visiteur tout en la braquant sur le médaillon au centre du tableau.

Formes, ombres, grosseurs, petitesses… Les pièces offertes pour « Mosabration » soulèvent nombre d’interrogations. Le mot d’ordre est « Libre, libre et libre ». Le directeur artistique, Patrick Ngouana, n’a pas voulu enfermer les artistes dans un enclos. Sa perspective, faire de cette expo caritative un territoire de la pensée volontaire et gratifiante. Des artistes en pleine ascension sur la scène nationale des arts plastiques ont eux aussi bien compris le message : « Mosaïques » est un allié. Qu’ils s’appellent Alice Penda, Arnold Fokam ou Boris Kopala, leur présence dans le hall de l’IFC est gourmande d’audace et de talent. Cette exposition est l’une des nombreuses articulations du huitième anniversaire de « Mosaïques ». Elle court jusqu’au 15 janvier prochain. Le reste des festivités est à vivre jusqu’au mois de février dans différents espaces culturels à Yaoundé.    

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category