Nécrologie : Benjamin Gérard Assouzo’o n’est plus

Le journaliste et directeur Marketing et commercial de Camtel s’est éteint hier des suites de maladie.

Au deuxième étage de l’annexe de Camtel (Cameroon Telecommunications) sis en face de l’immeuble Camair-Co à Yaoundé, tout est tristesse : l’ambiance, les démarches, la mine. Le couloir qui débouche dans le bureau de Benjamin Gérard Assouzo’o dégage un silence repoussant. Tout est fermé : son secrétariat, son bureau. Personne dans la salle d’attente. Des signes de vie sont perceptibles dans le corridor opposé qui abrite les bureaux des collaborateurs de la direction. Mais ici aussi, trop de pupitres vides. Dans les conversations, on comprend que certains collaborateurs sont au domicile de leur chef pour porter le deuil avec sa famille nucléaire. Ceux qui sont là en reviennent. C’est le cas de Olivier Bengono. « J’ai appris la nouvelle de son décès à 1h du matin. Ce genre de nouvelle vous terrorise », confie-t-il. Olivier Bengono est encore visiblement sous le choc. Il répond difficilement aux questions. Il affirme que les images de son chef ne cessent de défiler dans son esprit depuis l’annonce de la triste nouvelle. « Je revois un homme travailleur, avec une bonne humeur contagieuse. Ce n’est pas évident d’accepter », murmure-t-il. Le cliché qui le marque le plus à l’instant, c’est la participation de Camtel à une édition de Ya-fe. L’espace accordé à l’entreprise était querellé et un autre partenaire du projet voulait l’occuper. « Mon boss (Gérard Assouzo’o) s’est battu comme un lion pour faire valoir les droits de Camtel. Il y est allé corps et âme pour repousser le prétentieux », se souvient-il.

Ce côté combatif et jovial de Benjamin Gérard Assouzo’o ne se cachait pas. Même dans sa maladie, il n’a pas perdu ces traits. Une consœur se rappelle sa dernière conversation téléphonique avec le défunt. « Sa voix enjouée ne laissait pas percevoir la maladie et pourtant, il me disait qu’il est foudroyé. Non un ancien d’Eglise a des armes bien redoutables pour rester debout », avait-elle répondu. « Oui, c’est mon seul espoir maintenant », avait-il répondu. Un espoir ruiné depuis hier, à l’aube.

Benjamin Gérard Assouzo’o, journaliste, a d’abord travaillé à la CRTV avant d’être recruté à Camtel. Il appartient à la 28é promotion de l’ESSTIC.  Il décède à 49 ans. La maladie qui l’a emporté l’a cloué au lit depuis au moins trois mois.

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category