Fespaco 2019: « Miracoulous Weapons » en lice

Le film du réalisateur camerounais Jean Pierre Bekolo fait partie des longs-métrages en compétition au festival panafricain du cinéma.

Comme en 2017, le Cameroun est présent parmi les films sélectionnés au Fespaco. Les longs-métrages en compétition au Festival panafricain du cinéma et de l’audiovisuel de Ouagadougou au Burkina Faso qui fête ses 50 ans en 2019, sont susceptibles de remporter l’Etalon d’or de Yennenga, récompense suprême de l’un des événements les plus courus du 7e art africain. « Miraculous Weapons », film réalisé par Jean-Pierre Bekolo, est l’unique ambassadeur du Cameroun figurant dans cette prestigieuse liste des 20 élus. Du 23 février au 2 mars prochain, cette dernière sortie du réalisateur de « Quartier Mozarts » sera scrutée par les cinéphiles avertis de la capitale burkinabè, et avant tout par le jury long-métrage présidé cette année par l’Algérien Ahmed Bedjaoui, directeur artistique du festival du film engagé d’Alger.

Le 31 mai 2018 à l’Institut français de Yaoundé, le réalisateur organisait la Première de ce long-métrage aujourd’hui à l’honneur. Au cœur de l’intrigue, Djamal Okoroko un homme dans le couloir de la mort depuis 15 ans. Dans sa cellule, il organise le temps qui lui reste, entre lecture et poésie. L’art l’aide à attendre dans un calme inquiétant la sentence, de plus en plus proche. A l’extérieur, trois femmes se livrent une rivalité silencieuse pour gagner le cœur de Djamal, incarné à l’écran par l’acteur camerounais Abessolo Mbo. Lesedi, Laurence et Stéphanie. Une Sud-Africaine, une Suédoise et une Française. Son épouse, une artiste activiste (sa maîtresse) et une enseignante de français (son flirt). Xolile Tshabalala, Andrea Larsdotter et Maryne Bertieaux, les actrices qui prêtent leurs traits à ces trois personnages contribuent à transmettre le message militant de Jean-Pierre Bekolo sur la peine de mort.

Ce scénario propulsant avec force l’acceptation du départ d’un proche dans le couloir de la mort a conquis le comité de sélection du Fespaco qu’on sait épris d’engagement. Le réalisateur camerounais, lauréat du Prix Prince Claus en 2015, n’est pas à sa première expédition à ce grand rendez-vous du cinéma panafricain. En 2007, il avait enregistré une participation plus qu’honorable, en remportant avec « Les saignantes », l’Etalon d’argent, soit la deuxième place du podium de la compétition officielle. 12 ans plus tard, « Miraculous Weapons » et son auteur peuvent rêver d’aller plus loin en faisant aussi bien que l’autre Jean-Pierre… « Muna Muto » de Dikongue Pipa est à ce jour le seul film camerounais à avoir remporté l’Etalon d’or (1976).

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