Afrique: un vent d’espoir souffle

Antonio Guterres, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies jette un regard optimiste sur l’avenir du continent.

En prélude au 32e sommet de l’Union africaine (UA) qui se tient le 11 février prochain à Addis-Abeba en Ethiopie, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) a accordé une interview à Radio France Internationale (RFI). Dans cet entretien, Antonio Guterres aborde un ensemble de questions liées à la paix et la sécurité en Afrique.

Il s’agit notamment des chantiers du nouveau régime en République démocratique du Congo (RDC), des chances de l’accord de paix obtenu à Khartoum au Soudan entre pouvoir et groupes armés centrafricains et du financement du terrorisme à l’échelle continentale.

Sur les attentes à l’endroit de Félix Tshisékédi Tshilombo, le secrétaire général de l’ONU invite le nouveau président de la RDC à se mettre prioritairement au service de son pays. «Ce qu’on attend, c’est naturellement un service dévoué à la cause du peuple congolais.

Le peuple congolais a beaucoup souffert et souffre encore. Regardez ce qui se passe dans l’est du pays, avec tous ces groupes armés, les violences contre les femmes, les enfants, Ebola... Il faudra un gouver nement capable d’être inclusif, de rallier tous les Congolais et de créer les conditions pour que le pays puisse surmonter les difficultés politiques, économiques, sociales, et puisse trouver une stabilité qui permette de trouver une solution aux problèmes du pays», souligne Antonio Guterres. Pour lui, il faut aujourd’hui tourner définitivement la page du chaos. «Il y a aujourd’hui une situation établie et il faut à mon avis coopérer avec le Congo et ses autorités pour aider le pays à sortir des difficultés énormes qu’il connaît encore.

Il faut dire qu’il y a un vent d’espoir qui souffle en Afrique. En général, on parle des choses négatives», poursuit-il. Tout en annonçant que, compte tenu des problèmes sécuritaires qui persistent à l’est du pays, la mission onusienne n’entend pas plier bagages tout de suite. Comme l’a exigé l’ancien président, Joseph Kabila Kabange.

Au sujet de l’accord de paix en Centrafrique, contrairement aux inquiétudes du collectif des victimes, l’orateur tient à préciser que celui-ci «ne prévoit pas l’amnistie des groupes armés». «L’accord prévoit que l’impunité ne doit pas exister. Il prévoit un mécanisme qui est similaire aux mécanismes déjà établis dans d’autres pays pour déterminer la vérité et créer les conditions de justice, de réconciliation et j’espère que ces mécanismes fonctionneront en RCA», souligne le SG de l’ONU.

Pour M. Guterres, à la différence des sept accords précédents, celui-ci est l’expression d’un ras-le-bol contre les interminables conflits. «Une chose très importante, c’est l’engagement des pays voisins. Je crois que les gens sont de plus en plus convaincus qu’il faut en finir avec ces conflits qui empêchent le développement du continent, mais qui empêchent aussi le respect des droits de l’Homme et font souffrir les populations d’une façon absolument terrible», fait-il observer.

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