Concludes European Tour ICC Detention Bemba Seeks 39 billion FCFA Damages La tension reste vive

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La contestation ne faiblit toujours pas malgré l’annonce du retrait d’Abdelaziz Bouteflika et la nomination d’une nouvelle équipe pour conduire les affaires du pays.

Après l’euphorie suscitée lundi par le renoncement à un cinquième mandat par le président Abdelaziz Bouteflika, les mouvements de contestation ont repris de plus belle hier à travers l’Algérie. Des milliers d’Algériens sont à nouveau descendus dans la rue pour dire non seulement «non» au report de l’élection présidentielle initialement prévue le 18 avril prochain, mais surtout dire «non» à M. Bouteflika qui devra rester au pouvoir au-delà de cette date censée marquer la fin de son quatrième mandat.

Leaders politiques, étudiants, membres de la société civile et de diverses corporations se sont une nouvelle fois mobilisés hier pour réclamer le départ immédiat du président sortant et exiger la date du scrutin. Par ailleurs le tandem nommé à la tête du gouvernement et chargé de conduire l’alternance ne donne à leurs yeux aucune garantie de changement au sommet de l’Etat. Dans la foulée de son renoncement lundi, Abdelaziz Bouteflika a promu Noureddine Bedoui et Ramtane Lamamra respectivement aux postes de Premier ministre et de vice-Premier ministre.

Deux personnalités issues du premier cercle du président sortant. Le premier était jusqu’à lundi dernier ministre de l’Intérieur depuis 2013, alors que le second, diplomate de carrière, a roulé sa bosse comme ambassadeur et ministre des Affaires étrangères entre 2013-2015. Ramtane Lamamra a conduit les négociations de paix au Mali à Alger.

Depuis février dernier, il exerçait comme conseiller diplomatique d’Abdelaziz Bouteflika. Le tandem Bedoui-Lamamra devra tenir une Conférence nationale devant conduire à l’organisation de l’élection présidentielle avant la fin de l’année et créer une Commission électorale indépendante pour organiser ledit scrutin en lieu et place du ministère de l'Intérieur. Ce duo devra également mettre en place un gouvernement de compétences.

Malgré la suspicion ambiante, la nouvelle équipe se dit déterminée à accomplir sa mission dans l’intérêt supérieur de la nation. «En Algérie, il y aura des élections libres garanties par une Commission électorale indépendante (…) Un nouvel ordre national, un nouveau système national autour d’une Constitution aussi démocratique que celles qui régissent la vie politique institutionnelle des nations les plus démocratiques», a promis Ramtane Lamamra.

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