Université de Ngaoundéré: le calme après la tempête

En visite de travail jeudi dernier au sein de cette institution universitaire, le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr. Jacques Fame Ndongo, a ramené la sérénité.

Après la pluie, le beau temps. Après quatre heures d’échanges parfois houleux avec les étudiants, en présence des responsables à divers niveaux, le Pr. Jacques Fame Ndongo a pu s’accorder avec les différents acteurs de la communauté universitaire de Ngaoundéré. Mais ce ne fut pas facile. Le Minesup a dû troquer son costume de ministre contre sa tenue de chef traditionnel. L’amphi 150 de l’Ensai s’est transformé en un véritable arbre à palabre.

Sur instructions du Premier ministre, chef du gouvernement, le Minesup est descendu à Ngaoundéré pour écouter les étudiants de l’Ecole nationale des sciences et médecine vétérinaire (Esmv) en grève depuis quelques semaines. Grosso modo, ces derniers réclament de meilleures conditions d’études.

Le mouvement a cul miné le 16 avril dernier avec le limogeage du Pr. Zoli Pagnah André, directeur de cette grande école, l’un des douze établissements de l’université de Ngaoundéré. Les étudiants souhaitaient que l’appellation « ingénieurs de travaux vétérinaires » qui sanctionne la formation soit convertie en « ingénieurs d’élevage ». Le Minesup a donné raison aux étudiants.

Ceux-ci voulaient également qu’un bus spécial soit affecté à leur transport pour le site de Wakwa où ils effectuent les travaux pratiques. Le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Ngaoundéré, Hamadou Dawa, a volé au secours de l’université en mettant un bus à la disposition de l’Esmv. L’une des doléances principales, « un an - un niveau », a été également entérinée. Les soutenances de fin formation qui étaient bloquées reprennent ce matin. 29 étudiants vont présenter leurs travaux de fin d’études. Le paiement des prestations académiques aux enseignants et des vacations aux missionnaires, autre pomme de discorde, a été obtenu.

Les étudiants, par leur porte-parole, Nkoumba Babab Brice Blondel, ont indiqué qu’ils reprennent les cours ce matin. Kildadi Taguiéké Boukar, gouverneur de l’Adamaoua, a assisté à cette séance de travail marquée du sceau de la transparence et de la libre d’expression.

Avec les autres membres de la communauté universitaire. (le contrôleur financier notamment qui n’a pas encore lancé les engagements quatre mois après le début de l’exercice budgétaire), les choses reviennent aussi à la normale. Le calumet de la paix a été fumé. Mais, un autre « front » couve.

C’est celui de l’Ecole de génie chimique et des industries minérales (Egcim), presque paralysée. Le recteur a tenu à ce que tout soit tiré au clair en présence du Minesup. A la fin de la séance de travail, Jacques Fame Ndongo a prodigué quelques conseils utiles : que le recteur n’aille pas piocher dans les budgets des chefs d’établissement sans leur avis, que les attributions des vice-recteurs soient respectées, que les ordonnateurs respectent l’orthodoxie financière. Enfin, que le dialogue républicain prévale.

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