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Politique

Inscriptions sur les listes électorales : le temps est compté

Dans l’attente de la convocation du corps électoral pour les élections locales, les différents acteurs mettent les bouchées doubles pour effectuer les derniers réglages.

En ouvrant l’année 2019 pour la révision du fichier électoral, Elections Cameroon (Elecam) s’est fixé un objectif : 10 millions d’inscrits sur les listes. Cinq mois après le démarrage effectif des opérations le 2 janvier, les acteurs du processus s’investissent chacun à sa manière, au regard des enjeux de cette année. En effet, trois échéances sont attendues dans le pays : les élections législatives et municipales, ainsi que les élections régionales pour la première fois. Pour ce dernier cas, les électeurs sont essentiellement constitués des conseillers municipaux et des chefs traditionnels. Un électorat différent des électeurs traditionnels, attendus dans leur ensemble pour les autres scrutins.
Dans un cas comme dans l’autre, les populations sont invitées à se faire inscrire sur les listes électorales, pour dépasser le cap des 6,6 millions d’inscrits en 2018 pour l’élection présidentielle. Cette responsabilité incombe à Elecam d’une part, mais aussi aux autres acteurs du processus, à savoir les partis politiques, les organisations de la société civile et des médias. Sur le terrain, Elecam poursuit silencieusement mais efficacement ses opérations de sensibilisation. L’objectif étant d’atteindre les 10 millions annoncés en début d’année. A ce jour, le principal enjeu repose sur la convocation du corps électoral pour l’un ou l’autre des scrutins. Dès lors, toutes les opérations d’inscription seront arrêtées sur l’ensemble du territoire national. La limite fixée au 31 août de chaque année comme le prévoit le Code électoral, pourrait ainsi subir des modifications.
Depuis le 11 juillet 2018 à la suite d’une loi promulguée par le président de la République, les députés ont vu leur mandat prorogé de douze mois à compter du 29 octobre 2018. Idem pour les conseillers municipaux dont le mandat a été prorogé d’un an le même jour par décret présidentiel. A la première session ordinaire du parlement en mars dernier, deux textes liés à la mise en place des conseils régionaux ont été adoptés et promulgués par le président de la République. Le premier porte sur la modification du Code électoral, pour préciser et clarifier les modalités de présentation et de constitution des dossiers de candidature à l’élection des conseillers régionaux. Le second texte, c’est la loi fixant le nombre, la proportion par catégorie et le régime des indemnités des conseillers régionaux. Au regard du Code électoral, au moins l’un de ses scrutins pourrait être convoqué à tout moment. 
 

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