Journées littéraires et artistiques de Yaoundé: Henri Djombo, le meilleur pour la fin

Les oeuvres du romancier, dramaturge et homme d’Etat congolais étaient à l’honneur samedi 1 juin 2019 pour la clôture de cet

Il est homme d’Etat. Passionné d’économie. Mais il a aussi une autre vie. Celle de romancier, dramaturge et pas loin de devenir poète. Henri Djombo, un nom sans doute étranger pour certains lecteurs camerounais, mais pourtant présent dans la littérature africaine. L’auteur a été choisi pour porter le bouquet final des rencontres littéraires et artistiques de Yaoundé. A cet effet, toute son oeuvre a été revisitée, discutée et dédicacée samedi dernier à Yaoundé. La cérémonie organisée à l’hôtel Hilton a permis de donner à lire, mais davantage à voir, sur la pensée de l’auteur.

En ouverture de rideau, une représentation théâtrale. Un extrait de « Les Bruits du couloir ». Scène mettant en avant des disputes de pouvoir, sur fond de coup d’Etat ou de contestations internes mais silencieuses. Une oeuvre résolument actuelle de par sa thématique. Comme les huit oeuvres déjà publiées par Henri Djombo. Entre autres, « Le Refus de tendre vers le néant », « Le Mal de terre », Les Bénévoles » ou encore, « Vous mourrez dans 10 jours ». Des oeuvres présentées et dédicacées samedi dernier par l’auteur himself. « En produisant le livre, on s’éloigne de la solitude et du silence, on prend goût à être soi à et à dire ce qu’on n’entend pas. J’écris pour me faire rire, pour faire rire, pleurer, rêver, réfléchir et faire douter l’autre », assume l’écrivain aux multiples casquettes et prix à l’international.

Des auteurs, critiques littéraires et passionnés d’art et de littérature ont répondu présents à cette rencontre qui clôturait quatre jours d’activités. L’ambassadeur du Congo au Cameroun, Valentin Ollessongo, était également dans les rangs des invités et a salué la reconnaissance adressée à l’égard de son compatriote. Cette autre manifestation de l’axe Yaoundé-Brazzaville a l’ambition de drainer toute l’Afrique centrale dans son mouvement. A terme, cet axe veut devenir un ensemencement de la littérature. Pour que les auteurs de la sous-région émergent et que leurs oeuvres soient connus d’un public encore plus grand.

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