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A 25 ans, l’ailier fort des Raptors de Toronto est devenu le premier Camerounais à devenir champion de la prestigieuse NBA. ort des Raptors de Toronto est devenu le premier Camerounais à devenir champion de la prestigieuse NBA.

Pour une première, elle a été parfaitement réussie pour Pascal Siakam. Suite à la victoire 114-110 vendredi dernier des Toronto Raptors sur les Golden State Warriors en match 6 de la finale NBA, il est devenu le premier Camerounais à se hisser à un tel niveau. Pour l’occasion, l’ailier fort a encore livré un match sérieux et intense. A 18 secondes du buzzer final, il plie le match en redonnant trois points d’avance à son équipe en mauvaise posture quelques instants auparavant sur une perte de balle. Au final, il claque 26 points et 10 rebonds.

Son deuxième meilleur total au terme des six matchs après avoirs tracé la voie aux siens lors du match 1 avec 32 points, huit rebonds, 2/3 au trois points, cinq passes décisives, deux contres et une interception. « Gagner ce titre NBA, tout ce que j’ai fait, avoir l’opportunité d’être là aujourd’hui, de représenter l’Afrique, le Cameroun, je pense qu’il n’y a rien au-dessus », a-t-il déclaré vendredi, 14 juin 2019. Pour parvenir à un tel résultat en à peine deux saisons pleines dans l’Ontario est une belle surprise.

Surtout lorsque l’on sait que Pascal Siakam est à l’origine un passionné de football. Issue d’une famille croyante de six enfants, «Spicy P » comme on le surnomme, a fait ses classes au petit séminaire Saint André de Bafia à 11 ans. Le basket, l’actuel dossard 43 des Raptors y fait son apparition entre 15 et 16 ans, en conformité avec le dessein paternel d’avoir un franc-tireur de paniers dans la famille.

Un âge jugé tardif pour certains, mais il est repéré au célèbre camp d’entraînement organisé en 2011 par Luc Mbah à Moute qui comptabilisait déjà trois années en NBA. Il participe Basketball Without Borders en 2012 en Afrique du Sud, puis intègre le lycée God’s Academy à Lewisville au Texas avant de disputer la NCAA, le championnat universitaire américain de basketball, antichambre de la NBA.

Au cours de sa première saison universitaire, il perd son père à la suite d’un accident de la circulation. Une disparition qui forgea en lui la détermination de s’accomplir spor tivement. En 2016, il est drafté en 27eposition par le Nigérian Masai Ujiri, président des Raptors de Toronto. Il y a deux ans, Pascal Siakam évoluait en GLeague, le championnat des équipes réserves de la NBA.

L’an dernier, petit à petit, le Lion indomptable apprécié pour sa « cool attitude » a su grappiller du temps de jeu. Ceci en combinant à merveille des qualités défensives indéniables du haut de ses 2,06m et ses qualités de fine gâchette offensive. Cette année, il a littéralement explosé au point de devenir le premier lieutenant de Kawhi Leonard, l’All-Star Mvp de la finale 2019. En finale NBA, il a inscrit en moyenne 19 points par match. Au rayon des récompenses individuelles, Pascal Siakam reste en course pour le trophée de MIP qui récompense la meilleure progression individuelle de la saison.

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