Différend frontalier Gabon-Guinée équatoriale: l’option judiciaire

Les deux pays ont décidé de s’en remettre à la justice internationale au sujet de l’île Mbanié dans le golfe de Guinée.


En marge de la conférence sur le climat COP22, qui se tient cette semaine à Marrakech au Maroc, le Gabon et la Guinée équatoriale ont signé mardi, un engagement  écrit  pour porter devant la Cour internationale de justice (CIJ) leur différend frontalier sur l’île Mbanié dans le golfe de Guinée. L’accord y relatif a été signé  par le président gabonais Ali Bongo Ondimba et son homologue équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, sous les bons auspices du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Cet accord est conforme au document-cadre de la médiation amorcée depuis 2009 par l’ONU. Le secrétaire général de l'ONU a « exhorté les parties à accélérer toutes les procédures internes afin d'assurer l'entrée en vigueur rapide » de cet accord.
Le différend territorial oppose le Gabon et la Guinée équatoriale au sujet de l’île Mbanié et des ilots voisins dans le golfe de Guinée qui seraient selon des spécialistes très riches en pétrole. Et depuis près de 40 ans, chacun des deux pays revendique ces territoires qui se situent à une dizaine de kilomètres des côtes. Cette semaine, les deux chefs d’Etat ont « réaffirmé leur détermination réciproque de régler le différend frontalier opposant leurs deux pays par les voies juridiques et, dans un esprit de confiance mutuelle et de respect », selon un communiqué conjoint rendu public mardi soir.
Désormais, les deux pays vont s’en remettre à la justice internationale avec l’ambition d’un règlement pérenne de leur différend. Ils ont salué la contribution des médiateurs de l’ONU sur ce dossier. Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a notamment rendu un vibrant hommage à Ban Ki-Moon, le secrétaire général des Nations unies et salué  le travail accompli par ses collaborateurs dont Jeffrey Feltman, son vice-secrétaire général chargé des Affaires politiques. Sur ce dossier, des experts mandatés par les deux parties avaient pris l’habitude de se concerter, à New York, avec le médiateur désigné par les Nations unies. Avec  l’accord de la saisine de la Cour internationale de justice de La Haye (CIJ), le dossier entre dans une nouvelle dimension. 
 

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