Résolution de la crise libyenne: l’Union africaine va s’impliquer

Le sujet était également au centre des discussions des dirigeants du continent lors du dernier sommet extraordinaire tenu à Niamey au Niger

L’Union africaine (UA) entend désormais s’investir dans la résolution de la crise libyenne. Telle est en substance la conclusion d’une réunion du comité de haut niveau tenue à Niamey au Niger à l’occasion du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement africains.

Au cours de ce huis clos présidé par le président congolais, Denis Sassou Nguesso, les dirigeants du continent ont été d’avis que ce conflit est d’abord africain et que sa résolution nécessite une grande implication des Africains eux-mêmes. En présence du Premier ministre libyen, Fayez al-Sarraj, qui conduisait une importante délégation à ce sommet, les chefs d’Etat et de gouvernement sont tombés d’accord sur l’envoi prochain d’un émissaire commun à l’Union africaine et à l’Organisation des Nations unies (ONU) dans le pays. La gestion de ce conflit par Ghassan Salamé, l’envoyé spécial de l’ONU, étant de plus en plus critiquée. Au cours de ces échanges que certains participants ont dit particulièrement « houleux et tendus », les dirigeants africains n’ont pas manqué de dénoncer les multiples ingérences étrangères qui ne cessent d’envenimer la situation sur le terrain. Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’organisation, ne s’est pas encombré de formule diplomatique pour inviter tous ceux qui tirent les ficelles de cette situation et qui ne veulent pas d’une implication des dirigeants du continent, à se prononcer. Ce huis clos intervient après le bombardement d’un camp de détention de migrants survenu le 2 juillet à Tajoura, une banlieue de Tripoli, ayant fait, selon un bilan donné par l’ONU, plus de 53 morts.

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