CEMAC : pour un marché financier plus fort

Un atelier de validation des textes régissant le marché des valeurs du trésor dans la sous-région ouvert le 15 juillet dernier à Douala.


130 milliards de dollars. Voilà à peu près le montant des besoins annuels pour le financement des infrastructures en Afrique. « Les banques commerciales, qui sont aujourd’hui les acteurs du financement des économies, et les partenaires au développement, n’ont pas les ressources suffisantes pour faire face à ces grands défis ». Ces propos sont du directeur général région Centre de la Banque africaine de Développement (Bad). Ousmane Doré s’exprimait ainsi le 15 juillet à Douala, à l’ouverture d’un atelier de trois jours dédié à la validation des textes gouvernant le marché des valeurs dans la Cemac.
Il est question de créer les meilleures conditions possibles pour une mobilisation optimale de l’épargne intérieure des Etats, à des fins de financement de l’économie et de projets d’infrastructures. « S’agissant de la Cemac, il est clair que le marché financier régional a besoin d’être approfondi », a encore indiqué Ousmane Doré. En fait, selon la Bad, les marchés financiers africains n’attirent pas encore suffisamment d’investissements, « en partie à cause de la fragmentation de leurs marchés et de la faible liquidité. »
Ce qui est donc envisagé pour pallier la situation, c’est une mobilisation des ressources supplémentaires sur les marchés des capitaux africains au niveau régional. Ceci passerait notamment par des marchés de capitaux intégrés, qui pourraient permettre la mise en commun de l’épargne dans les régions, favoriser le partage des informations entre les membres, renforcer la concurrence et l’innovation entre les institutions financières, etc.
Côté Cameroun, on est également bien conscient que les financements actuellement disponibles sont insuffisants pour relever tous les défis de développement. Charles Assamba Ongodo, directeur général de la Coopération au Minepat, qui a ouvert l’atelier au nom du ministre, a dit qu’il était « plus que jamais crucial de privilégier nos marchés financiers ». Ceci afin d’en faire des sources alternatives de financement de nos économies, de manière viable et pérenne.
« L’approfondissement des marchés de capitaux en Afrique permettra aux gouvernements africains de réduire leur dépendance à la dette libellée en devises étrangères, d’améliorer les conditions auxquelles ils empruntent sur les marchés financiers et donc, de répondre efficacement et durablement aux besoins de financement à long terme », a encore indiqué Charles Assamba Ongodo.
 

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