Palais de l’Unité : les adieux du haut-commissaire du Canada

S.E Nathalie O’Neil, arrivée en fin de séjour au Cameroun, a été reçue en audience hier par le président de la République, Paul Biya.

Trois principaux sujets au menu des soixante minutes de l’échange d’hier au Palais de l’Unité entre le président de la République, Paul Biya et S.E Nathalie O’Neil. Le haut-commissaire du Canada au Cameroun depuis 2017 est allé faire ses adieux au chef de l’Etat. Face à la presse sur le perron du Palais de l’Unité, la diplomate canadienne a indiqué qu’au-delà de l’aurevoir au président Paul Biya, elle avait abordé avec lui la question du bilinguisme et du multiculturalisme. « Le Canada est un pays qui partage les mêmes langues officielles que le Cameroun. Depuis que je suis arrivée, nous avons beaucoup travaillé sur ce dossier là avec la Commission et d’autres partenaires camerounais pour parler de notre expérience et échanger », a-t-elle fait savoir. Il convient pour cela de dire que l’arrivée de S.E. Nathalie O’Neil dans notre pays en septembre 2017 a coïncidé avec la création, quelques mois plus tôt par le président de la République, de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme. Cette instance consultative est en effet chargée d’œuvrer à la promotion du bilinguisme, du multiculturalisme dans le but de maintenir la paix et de consolider l’unité nationale entre autres. Depuis lors, de nombreux contacts ont eu lieu entre la Commission dirigée par l’ancien Premier ministre, Peter Mafany Musonge et la partie canadienne, que ce soit au Cameroun ou au Canada. Toutes visant un échange d’expériences.
La situation socio-politique au Cameroun, et particulièrement celle des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, aura également été l’un des centres d’intérêt de l’échange entre le président de la République et le chef de la mission diplomatique du Canada en fin de séjour. Comme on le sait, le chef de l’Etat n’a jamais caché sa volonté de voir la paix revenir dans cette partie du pays par la voie du dialogue. Une perche qu’a semblé saisir le Canada, comme l’a souligné sa représentante au Cameroun : « J’ai réitéré au président de la République la disponibilité du Canada à appuyer le Cameroun dans la recherche de solutions camerounaises à ce problème ». Comme de nombreux autres partenaires, le Canada reste donc convaincu qu’à ce problème camerounais, il faudra des solutions camerounaises, même avec l’appui des partenaires étrangers de notre pays.
Le troisième et dernier point des discussions avait trait à l’économie. S.E Nathalie O’Neil a souligné que son pays espère voir le Cameroun pourrait bénéficier de l’expérience canadienne en matière de fourniture en eau et de production de l’énergie. Elle a indiqué y avoir travaillé durant son séjour et espère voir son successeur relancer rapidement ces dossiers pour le bien des deux pays qui, au-delà de leur caractère bilingue, sont par ailleurs membres de diverses organisations internationales. C’est une diplomate canadienne émue par la chaleur de l’hospitalité camerounaise qui s’apprête à quitter notre pays dans les prochains jours. S.E Nathalie O’Neil a néanmoins promis de revenir, non sans souhaiter que le pays retrouve entièrement la paix. Il convient de rappeler que le Cameroun est le premier pays en Afrique au sud du Sahara à avoir accueilli une représentation diplomatique du Canada. C’était en 1962.
 

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