« Les gars ont mouillé le maillot »

Blaise Re-Niof Mayam, sélectionneur national de volley-ball messieurs.

Au-delà de l’arbitrage, qu’est-ce qui explique la défaite en finale du Cameroun contre la Tunisie, alors que le Cameroun semblait disposer de toutes les armes pour gagner ? 
Nous avons bien préparé le match. Nous avions toutes les armes justement pour gagner. Nous nous sommes battus comme il fallait. Malheureusement, à mon avis, le sort nous a été défavorable. N’oubliez pas que le contexte environnemental du pays était très difficile à ce moment-là. Les arbitres ont fait ce qu’ils ont pu faire. Mais nous remettons tout aux prochaines échéances. 
A quel moment le cours de la rencontre a-t-il changé ? 
On savait que ça allait être difficile. On savait qu’on allait trouver un environnement pas très favorable. On savait qu’on allait trouver un arbitrage un peu opportuniste à la limite. On savait aussi qu’ils allaient créer des situations pour que nous ne puissions pas nous entraîner pendant deux jours. Tout ça ne nous a pas ébranlés. Ce qui nous a réellement perturbés c’est quand nous menions 13-12. Il s’est avéré qu’il y a une petite faute que l’arbitre a sifflée contre nous alors que nous pensions que la balle était dehors, pour que nous passions à 14. C’est à ce niveau que ça s’est joué. Et c’est là que le cours de la rencontre a changé. Mais, je pense qu’il fallait intégrer ce risque dans notre manière de faire.  
Trois de vos poulains sont dans le Six majeur. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ? Est-ce à dire que le Cameroun était la meilleure équipe du tournoi ? 
Nous allons continuer à travailler dans ce sens ; le meilleur passeur, le meilleur serveur, le meilleur attaquant. A la limite même, Nathan Wounembaina devait être le MVP de cette compétition. Ça veut dire qu’on s’est bien préparé à Yaoundé. Ça veut dire aussi que les gars ont vraiment mouillé le maillot pour atteindre ce niveau de performance. On ne pouvait pas tout donner au Cameroun, il faut le souligner. Compte tenu de l’environnement dans lequel on s’est retrouvé, à mon avis, les organisateurs ont compris et reconnu la valeur de notre équipe. Il est important qu’on continue à travailler dans ce sens pour les échéances internationales futures, les Jeux africains et la qualification pour les Jeux olympiques. Ce sont deux objectifs que nous devons à tout prix atteindre. Nous en avons les moyens. 
 

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