« Nous devrions informatiser tous les centres d’état civil »

Alexandre Marie Yomo, directeur général du Bureau national de l’état civil.

Où en est le Programme d’amélioration du système d’état civil au Cameroun pour une citoyenneté active (Paseca) ?
C’est un projet qui a fait l’objet d’un contrat entre le Bureau national de l’état civil et l’Union européenne signé le 16 janvier 2019. Il porte sur un financement de 1,5 million d’euros (plus de 980 millions de F, Ndlr) sur le 11e Fonds européen de développement. Nous allons mener une série d’activités organisées en composantes. Il y aura une composante sur le renforcement de l’état civil, une autre sur le renforcement de l’offre de l’état civil afin qu’elle corresponde aux normes nationales et internationales et enfin, une dernière sur la coordination des acteurs de l’état civil. Nous sommes à pied d’œuvre dans la mise en œuvre de sujet. Le Comité de gestion du Paseca a pour missions d’assurer le pilotage et le suivi stratégique de l’action du programme, de veiller à la réalisation de ses objectifs et de prendre toute décision stratégique pour la mise en œuvre des actions du projet.
Qu’en est-il concrètement sur le terrain ?
Nous avons déjà effectué quelques activités opérationnelles. Nous sommes allés sur le terrain pour la sensibilisation des acteurs et notamment la société civile. Pour cette tournée, nous avons été à Bertoua où nous avons regroupé les organisations de la société civile pour les régions du Centre, du Sud et de l’Est. Un second regroupement s’est fait à Bafoussam avec les ceux des régions du Sud-Ouest, du Nord-Ouest du Littoral et de l’Ouest. Une dernière étape s’est faite à Garoua pour les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord. Par la suite, nous avons eu un atelier de renforcement des capacités des personnels du Bunec en matière de collecte des données statistiques. Il a regroupé les collaborateurs du siège et ceux des services déconcentrés. Le projet doit se faire en 36 mois. Il a commencé le 16 janvier 2019 et devrait s’achever le 15 janvier 2022.
La numérisation des actes d’état civil est-elle entamée dans les centres ?
C’est une activité importante sur laquelle nous sommes très avancés au niveau de la réflexion. A travers un don français, nous avons entamé une opération pilote de numérisation des données de l’état civil. On a commencé en 2016 par la numérisation des archives du département du Mfoundi, à savoir les sept communes d’arrondissement et la communauté urbaine. Nous devrions le faire pour deux millions d’actes recensés. Le don français à permis d’en faire 500 000. Nous sommes en train de penser qu’avec ce fonds de l’UE, nous devons achever cette activité qui a commencé par le Mfoundi pour progresser dans un département dans le Sud-Ouest, à l’Ouest et certainement le Nord. Avec l’appui des Allemands, nous avons pu faire un schéma directeur d’informatisation. Il est question de le mettre en œuvre. Nous avons soumis un besoin de moyens au gouvernement. Cette fois, nous devrions informatiser tous les centres d’état civil dans le pays. Il y a 374 centres principaux d’état civil, ceux logés dans les communautés urbaines et les communes. 45 sont logés dans les missions diplomatiques et les postes consulaires. Et il y a environ 2400 centres secondaires. Quand nous mettrons en œuvre le schéma directeur, il sera question d’informatiser les centres principaux rattachés aux centres secondaires. L’impression des actes d’état civil se fera dans les centres principaux.
 

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