« Si loin… Si près… » : coup de foudre à Mayumba

Le film du réalisateur Saturnin Ayenouet met en scène un amour interdit entre deux jeunes gens.

De l’amitié à l’amour ravageur, il n’y a qu’un pas. Clémenceau et Celia, les deux personnages principaux de « Si loin… Si près… » le prouvent une fois encore. A la mort de ses parents, Clemenceau, étudiant brillant, est accueilli par la famille de Celia. Les années passent et rapprochent ces jeunes qui au départ se considéraient comme frère et sœur. Mais plus maintenant qu’ils ont grandi. Leur amour, ils le vivent tard le soir, cachés du regard du père de Celia. Cette idylle secrète sera secouée par l’arrivée de Matho, la nouvelle élève au charme irrésistible. Quand elle débarque dans la ville de Mayumba où se plante le décor de ce long-métrage, elle met les sentiments des deux tourtereaux à l’épreuve. Espiègle, la nouvelle recrue qui n’a pas froid aux yeux vient jouer les trouble-fête (malgré elle) dans une relation déjà bien compromise, et les installe dans un triangle amoureux.
Le scénario va finalement déboucher sur une issue à laquelle se seraient attendus très peu de spectateurs présents à la projection de « Si loin… Si près… » le 17 juillet 2019 à la Salle Sita Bella à Yaoundé, dans le cadre du festival Ecrans Noirs. C’est tout l’attrait de cette production gabonaise : un tournant et une fin surprenants. Le réalisateur Saturnin Ayenouet prend un virage différent des romances où le beau et la belle se jouent du monde, vivent heureux et ont beaucoup d’enfants, puis générique de fin. Non, c’est tout le contraire. L’histoire est riche d’imprévus, de rebondissements et de personnages-rajouts qui viennent provoquer de nouvelles émotions aux cinéphiles. En une heure et demie, le spectateur traverse un territoire de flirt, de meurtre, de traque policière. Au final, le réalisateur laisse le soin à chacun de se faire sa propre suite (ou sa propre fin) de cette histoire d’amour. Ce qui n’est pas plus mal, et suscite le débat. 
Autre particularité de « Si loin… Si près… » la force d’un casting alliant l’expérience de longue date, en la personne de Serge Abesssolo (également producteur du film) dans la peau de M. Mbie, le père de Célia, et jeunesse incarnée par le trio Alexandre Awassi (Clémenceau), Aisha Yamav (Célia), Blanche Bana (Matho). A souligner, la volonté de mettre sur pied une collaboration du 7e art dans la sous-région Afrique centrale, grâce à ce film produit, réalisé et scénarisé par les Gabonais Serge Abessolo, Saturnin Ayenouet et John Franck Ondo, mais convoquant une actrice camerounaise, Blanche Bana.  
 

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