Concert : Ferré Gola électrise Yaoundé

Lors de son concert live, dans la nuit de samedi à dimanche au palais polyvalent des Sports, le musicien congolais a tenu le public en liesse.

Avec sa voix entraînante, aux accents de berceuses africaines, Ferré Gola séduit. Le musicien-chanteur-danseur congolais a offert un show plein de couleurs au public de la capitale, au Palais polyvalent des Sports de Yaoundé (Paposy). Dans la nuit du 10 au 11 août dernier, celui qui se fait appeler « Le Padré » a chaleureusement communié avec ses fans. Il les a alors baignés dans le rythme lent de la rumba et cadencé du soukouss, deux variétés musicales typiquement congolaises. Estimés à près de 2500 dans ce temple du sport devenu temple de la culture en une nuit, les férus de la rumba, pour la majorité debout, ont repris en chœur les titres de la star. L’interaction avec l’artiste durant toute sa prestation a meublé une bonne partie du spectacle. Les titres « Pakadjuma », « Litaka », « Tucheze », « Boîte noire », « Ma meilleure chemise » et « Mea culpa » ont mis la foule en transe. Même les débordements de certains spectateurs un peu trop excités, n’hésitant pas à monter sur le podium pour manifester leur attachement à la star, ne l’ont pas empêchée de feuilleter son dense et riche répertoire. Ferré Gola a manifesté son étonnement et sa satisfaction.
Pendant près de deux heures, « Le Padré » et son orchestre constitué d’une vingtaine de personnes dont huit instrumentistes, six chanteurs et quatre danseuses, ont régulièrement mixé les morceaux exécutés à la perfection. Pour le plus grand bonheur des amoureux de cette musique d’une douceur envoûtante. Monté sur scène au-delà d’une heure du matin, Ferré Gola, dans une tenue de scène décontractée, s’était vu ouvrir la piste par des chanteurs locaux. Il a été précédé sur le plateau par Nyangono du Sud, Soukouss Makhoul et Nicole Mara. Arrivé pour la troisième fois au Cameroun dans le cadre de la plateforme « Rumba na Yaoundé », l’artiste congolais s’est produit en deux dates. La veille, le 9 août, il a donné un spectacle privé au cabaret Boukarou Lounge, toujours à Yaoundé.
Né le 3 mars 1976 à Kinshasa, sous le nom d’Hervé Gola Bataring, ce fils de la République démocratique du Congo a choisi la rumba parce qu’il a été influencé par ses aînés avec qui il a longtemps collaboré. Entre autres, Werrason au sein de « Wenge Musica », « Wenge Musica Maison Mère » et le « Quartier Latin » de Koffi Olomidé. Grâce à cette expérience accumulée, il a su se faire une place dans ce milieu si sélectif et élitiste de la rumba africaine. Du coup, il en est aujourd’hui, l’un des acteurs incontestés. Il compte alors près de sept albums solo.  
 

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