Sodiko-Bonabéri : un immeuble sème le danger

A moitié effondré au milieu de plusieurs habitations, le bâtiment fait peur aux voisins.

Une semaine après l’ultimatum de 48 heures du sous-préfet de l’arrondissement de Douala IV Jean- Marc Ekoa Mbarga, sommant les locataires du R+2 à moitié effondré et qui sème la panique du côté de Sodiko de partir, ces derniers sont toujours là. Le bâtiment abrite deux églises dites « de réveil » et une école primaire clandestine, qui se préparait pour la rentrée prochaine – des tables-blancs étant déjà disposés – selon des informations recueillies sur les lieux par CT.

A bien y regarder, rien ne laisse présager un éventuel départ ces jours-ci de ses occupants. Sur le bâtiment délabré est pourtant apposée la croix de Saint-André et la marque « A démolir » de la Communauté urbaine de Douala (Cud). Ces mesures, malheureusement, n’ont pas encore eu de l’effet. Tout autour, le décor présente des habitations construites en matériaux provisoires, des toilettes à ciel ouvert, le tout dans une promiscuité indescriptible.

C’est le commissaire Tozzy Mbengue, du 19e arrondissement de Douala, qui a saisi le sous-préfet de Douala IV de cette situation il y a quelques jours. Dans son rapport, il fait état d’un immeuble qui s’effondre progressivement. Immédiatement, sapeurs pompiers et forces de maintien de l’ordre, sous la houlette du sous-préfet, sont mobilisés. Une descente de terrain est effectuée. Le constat est clair : non seulement le bâtiment existe, mais il présente de réels risques d’effondrement, et en plus abrite des églises et une école primaire…

Selon Jean-Marc Ekoa Mbarga, le propriétaire n’a pas pris la peine de respecter les consignes de la Cud, qui étaient de procéder à la destruction de son immeuble. « Nous l’avons encore trouvé debout, en dehors du pan qui s’était écroulé », a expliqué le souspréfet. Le propriétaire, dont l’identité n’a pas été révélée, aurait estimé, en présence du sous-préfet, que l’écroulement d’un immeuble est une catastrophe naturelle. « On a demandé aux gens qui occupent l’immeuble de le libérer, et demandé à ce monsieur d’observer les indications qui ont été marquées sur les murs par la Communauté urbaine », a indiqué Jean-Marc Ekoa Mbarga. Affaire à suivre puisque le bâtiment continue de constituer une menace.

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