Frais de scolarité : les bons points de l’électronique

Ce moyen utilisé par les parents depuis l’année dernière au cours des inscriptions dans les établissements publics du secondaire apporte de nombreux avantages.

Depuis l’année dernière, les espèces sonnantes et trébuchantes relatives au paiement des frais de scolarité par les parents ayant des enfants dans les lycées et CES ne se passent plus de main en main. Tout se règle désormais via les transferts électroniques. Cette réforme initiée par le ministère des Enseignements secondaires (MINESEC) l’année dernière porte uniquement sur les frais exigibles dans les établissements publics, notamment les frais d’inscription et d’examens officiels. Pour procéder aux paiements, les parents ont la possibilité de choisir l’opérateur qui leur convient : MTN, Express Union, ou encore la Cameroon Postal Services (CAMPOST). L’opérateur de téléphonie mobile Orange qui ne fait plus partie des partenaires du Minesec a été remplacé par la banque UBA, qui, d’après Léopold Djomnang Tchatchouang, chef de division des Affaires juridiques dans ce ministère, est appelé pour le moment à assurer d’autres pans d’activités au MINESEC.

En ce qui concerne le fonctionnement, il faut relever qu’une fois le paiement effectué, les parents devront ensuite retirer un reçu à l’école. Dans ce document, l’on retrouve le code de l’établissement de l’élève et les informations à fournir lors du transfert. Puis, ledit reçu est présenté à l’intendant du lycée ou du CES pour validation. Par contre, les droits réservés à l’Association des parents d’élèves et d’enseignants (APEE) sont reversés directement dans les établissements. Une innovation positivement accueillie par les parents d’élèves. « Nous n’avons plus besoin de nous rendre à l’établissement ou de confier les frais de scolarité à l’enfant. Cette manière de procéder nous évite aussi le détournement des frais d’examens versés par les élèves et le marchandage des places dans les écoles », se réjouit un autre parent. Sur le bien-fondé de ce processus, Léopold Djomnang Tchatchouang rassure sur la traçabilité et la gestion des fonds destinés au fonctionnement des établissements secondaires. « Au regard des pesanteurs et des difficultés qu’on a rencontrés avec le compte unique du Trésor, le chef de l’Etat a autorisé que nous puissions ouvrir un compte auprès d’une banque commerciale à l’effet de loger ces fonds et de faciliter leur mise à disposition aux établissements. Ceci permet aux chefs d’établissement de fonctionner sans anicroche », conclut notre source

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