Obsèques de DJ Arafat : hommage bouleversant à Abidjan

Après une veillée artistique émouvante, la cérémonie d’adieu au roi du coupé-décalé a basculé dans des incidents regrettables samedi dernier.

Il avait le don de déchaîner les foules. Et même dans la mort, la capacité de mobilisation de DJ Arafat n’a souffert de rien. La preuve, ce Stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan plein de fans, de personnalités des milieux politique, sportif et artistique de Côte d’Ivoire et de tout le continent, qui pendant plus de 15 heures, a vibré au rythme d’un hommage chargé en émotions. En présence des proches du défunt et du ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman, des célébrités africaines de la musique comme les Congolais Fally Ipupa et Koffi Olomide, le Malien Sidiki Diabaté, le Nigérian Davido ou le Camerounais Tenor, ont fait leur deuil en chansons. Des larmes, des cris, des reprises en chœur… La nuit du 30 août, retransmise en direct sur la télévision nationale ivoirienne, la RTI, et sur de nombreuses plateformes en ligne, a été forte en souvenirs. Au petit matin du samedi 31 août, l’ambiance n’est pas retombée. Au contraire, elle a pris de l’ampleur avec l’entrée dans le stade du cercueil de DJ Arafat né Ange Didier Houon
Cette partie-là de l’hommage au roi du coupé-décalé décédé le 12 août dernier à 33 ans des suites d’un accident de moto, était si profonde, si émouvante qu’on aimerait s’arrêter là. Sauf que tout ne s’est pas terminé dans le calme et le recueillement. Une série d’incidents a émaillé son inhumation. Des « Chinois », supporters sans faille de la star, mécontents d’avoir été écartés de cette dernière articulation des obsèques, ont ouvert le caveau où il était censé reposer en paix, quelques heures après son enterrement. Des sources policières ivoiriennes expliquent que « les éléments postés en faction devant la tombe ont été submergés par la foule » qui, prise de transe ou complètement déboussolée par la tristesse, « a envahi le cimetière de Williamsville ». 
Des vidéos insoutenables circulant sur les réseaux sociaux, dévoilent des mains en train de trifouiller la dépouille de celui qui se faisait appeler le Daïshikan. On y discerne également des voix hurlant : « Ce n’est pas lui ! Ce n’est pas Yorobo ! ». D’après les dernières informations relayées notamment par la RTI, la police a réussi à repousser ces fans déchaînés. L’artiste a finalement été bel et bien inhumé le 31 août. Sa tombe est désormais bien gardée par les forces de l’ordre. 
 

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