Trésor Molongui : le défenseur des opprimés

Dans son premier album « Nanga Boko », l’artiste camerounais parle des souffrances des enfants de la rue.

Après une première tentative en 2001, Trésor Molongui revient à la charge avec une nouvelle galette musicale intitulée « Nanga Boko ». Dans ce premier album, l’artiste camerounais de son vrai nom Nestor Boussigué, défend la cause des enfants de la rue et expose leurs souffrances. Il fustige notamment l’indifférence de la société et appelle à plus de solidarité envers ces oubliés. Mais Trésor Molongui ne s’est pas arrêté à la complainte. Si « Nanga Boko » est bien le titre phare de l’album de six morceaux, l’artiste transporte les mélomanes sur d’autres terrains. Celui de la prostitution par exemple avec « Nyanga » ou de la culture avec « Mballa » dans lequel il revisite la danse mbamoise. Le chanteur s’est également intéressé à la spiritualité et à la joie de vivre. Dans « La vie cadeau », Trésor Molongui rappelle que tout est vanité et invite cependant ses fans à s’amuser avec « Ndjocka ».

Trésor Molongui est un ancien de Nao Mix, un groupe de trois artistes. Comme fait d’armes, ils ont composé le titre au succès relatif « Mami Nyanga ». Sorti il y a une quinzaine d’années, la chanson faisait également référence à la prostitution. «Nanga Boko » est donc simplement son premier album solo. Le chanteur s’est appuyé sur les rythmes makossa, bikutsi et afro-beat. Il a obtenu le soutien de l’artiste BB Sakis et la collaboration des guitaristes Jesus Ngol F et Anthony de Makot Zo sur son opus, qu’il sort en autoproduction. D’ailleurs, la réalisation des clips et vidéogrammes est l’oeuvre d’un particulier, Transversal, un Camerounais dont le label est en cours de création. La version revue et corrigée de « Nanga Boko » est sortie officiellement le 11 août dernier.

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