Festival international de films de femmes : une benjamine nommée Kakaye

Portrait de la réalisatrice et scénariste ivoirienne, 24 ans, plus jeune participante du Fiff 2019.

Malyka Andréa Kakaye pourrait être l’incarnation de la citation de Corneille « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». Cette réalisatrice et scénariste ivoirienne suscite l’admiration à chacune de ses apparitions. Du haut de ses 24 ans, l’étudiante en art du spectacle à l’Université de Cocody est la benjamine des cinéastes de la première édition du Festival international des films de femmes de Cotonou (Fiff Cotonou). Elle y est avec le court métrage « N’zueba» de sa compatriote Ursula Koffi, sur lequel elle a travaillé comme assistante réalisatrice. Et pourtant, ce n’est pas le premier événement auquel participe cette étudiante en cinéma. En quête perpétuelle de connaissances, elle a pris part à une dizaine de festivals avec son premier film documentaire intitulé « Liés à vie », un court métrage sur la consommation de drogue qui lui a valu le prix du meilleur documentaire à la sélection nationale de la Côte d’Ivoire (Clap ivoire 2017). « Liés à vie » a également été sanctionné par des sélections dans plusieurs festivals africains.

Après ce film qui lui a ouvert de nombreuses portes, Malyka Kakaye a réalisé « Citations ». Un autre court métrage de 13 minutes qu’elle a terminé en février dernier. Il s’agit d’une fiction pour laquelle la réalisatrice confie avoir tiré des citations de plusieurs oeuvres littéraires traitant de la négritude. Pour arriver à ses fins, la jeune réalisatrice et scénariste passe la plupart de son temps dans les bibliothèques pour se cultiver afin de produire des scénarii de qualité. Côté production, elle n’a pas encore eu la chance d’être financée par de grosses boîtes, mais elle peut compter sur le soutien inconditionnel de sa mère qui met des fonds à sa disposition pour produire ses films. Quand elle est loin du campus universitaire, Malyka Kakaye suit des cours en maquillage de cinéma chez une professionnelle du pays. Elle est également prothésiste ongulaire. Fan inconditionnelle du regretté Dj Arafat, elle s’applique dans toutes ses activités pour inscrire son nom en lettres d’or dans la culture ivoirienne comme l’a fait son idole. Née le 17 décembre 2015 à Abidjan, Malyka Kakaye n’avait jamais rêvé de faire carrière dans le 7e art. « Je visais la communication ou le droit, puis j’ai été orientée en arts du spectacle. Au départ, je le faisais uniquement pour avoir la moyenne. J’ai eu le déclic en troisième année quand j’ai tourné mon premier film de sept minutes », a-t-elle indiqué. Mordue par le virus du cinéma après ce film d’école, elle cesse de considérer le cinéma comme une corvée. Pour l’heure, elle multiplie les participations aux festivals afin d’enrichir son carnet d’adresses, s’abreuver auprès des professionnels et trouver de potentiels producteurs pour ses prochains films

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