Patrimoine : Lom Pangar, réservoir archéologique

Une exposition des objets trouvés lors de la construction de ce barrage hydroélectrique se tient à l’Institut français à Yaoundé.

Le hall de l’Institut français du Cameroun à Yaoundé (IFC) abrite depuis le 18 septembre dernier une exposition de travaux archéologiques. Le vernissage a eu lieu en présence du secrétaire général du ministère des Arts et de la Culture (Minac), Mouhtar Ousmane Mey, représentant du ministre. On a également noté la présence d’hôtes comme le ministre conseiller Philippe Larrieu, représentant de l’ambassadeur de France au Cameroun, le directeur général d’Electricity Development Corporation (EDC), Théodore Nsangou, Charles Salé, sénateur de la région de l’Est. Cette exposition est intitulée : « Lom Pangar, un barrage qui éclaire le passé du Cameroun et l’Afrique ». Elle présente des découvertes archéologiques effectuées durant la mise en œuvre du Projet hydroélectrique de Lom Pangar depuis 2014, mais aussi les résultats majeurs obtenus afin de valoriser la culture camerounaise, voire africaine. Le visiteur de l’IFC effectue un voyage dans le temps en jetant un regard sur les objets exposés. Notamment, des galets taillés, des pièces de monnaie (monnaie française de l’époque coloniale), des fragments de pipes trouées encore appelées « Kwé », une pièce foliacée, un grand biface acheuléen, une pointe de lance en fer. Tous ces objets dont l’origine est comprise entre l’âge de la pierre taillée et le 19esiècle seront sauvegardés au Musée national du Cameroun au terme des 10 jours de l’exposition de l’IFC. Leur présentation émane d’un programme de sauvetage  qui a abouti à la découverte de richesses exploitables dans le cadre des enseignements scientifiques, précisément en archéologie. Autrement dit, le barrage de Lom Pangar regorge d’un fort potentiel culturel. 
Ce programme de sauvetage est une initiative du groupe Valorisation de la biodiversité, de la culture et de l’écosystème (Vabioce), avec pour chef de mission, Bienvenu Gouem Gouem. Le groupe bénéficie de l’appui d’EDC, entreprise maître d’ouvrage de la construction de ce barrage, et de l’Agence française de Développement (AFD). De ce fait, les résultats font état de 700 nouveaux sites répertoriés, 11 rapports scientifiques établis, une monographie, une quarantaine de datations au carbone effectuée, environ 200 spécimens sélectionnés et 100 069 objets retrouvés.

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