Lutte contre la contrebande : la pression du Nigeria sur ses voisins

Abuja réaffirme sa détermination à combattre la fraude douanière en maintenant fermées ses frontières terrestres aux importations et exportations avec les pays limitrophes

Les autorités nigérianes ont réitéré lundi leur volonté d’interdire l’importation et l’exportation des marchandises à travers leurs frontières fermées depuis deux mois déjà. Abuja justifie cette décision par une volonté d’amener ses voisins à lutter contre la contrebande. «Pour le moment, toutes les marchandises illégales ou légales restent interdites d’importation au Nigeria par les frontières terrestres. Nous ne pouvons pas donner de calendrier précis pour la réouverture. Cela prendra le temps qu’il faut à nos voisins pour venir à la table des discussions », a martelé Hameed Ali, contrôleur général des services des douanes du Nigeria. Parmi les produits les plus touchés par cette « contrebande rampante», figurent en bonne place le riz et le poulet surgelé importé qui entrent frauduleusement dans ce pays de 190 millions de consommateurs.

Certes, cette mesure économique protectionniste concerne les produits en provenance des pays voisins que sont le Bénin, le Cameroun, le Niger et le Tchad, mais elle touche plus le premier des quatre. Parce que, selon les autorités nigérianes, le Benin tire profit depuis des décennies de l’importation illégale de l’essence subventionnée ayant coûté des milliards de dollars au gouvernement nigérian. Selon un rapport de Cardinal Stone, un cabinet économique nigérian, « le Nigeria a, à son détriment, subventionné l’essence de plusieurs pays ouest-africains depuis plus de douze ans ». Conséquence de cette décision, au Nigeria, l’on décrie déjà une très forte inflation du prix des produits de première nécessité dans les marchés. Tous les produits importés doivent désormais transiter par le port de Lagos

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