Asphyxie du nouveau-né : les premiers gestes

La Société camerounaise de médecine périnatale était réunie jeudi, 17 octobre 2019 à Yaoundé pour une réflexion autour des minutes cruciales qui suivent la naissance d’un bébé.

Rythme cardiaque du foetus au ralenti, liquide amniotique coloré, c'est-àdire, qu’il devient plus clair, un peu vert, un peu jaune ou s’épaissit à la suite de premières selles faites par le foetus. A la naissance, le bébé est bleu, respire mal, est tout mou, et ne crie pas. Voilà quelques signes qui peuvent indiquer une asphyxie périnatale. Des signaux qui nécessitent une prise en charge immédiate du pédiatre ou de l’infirmière. Les causes sont de divers ordres: « Il y a des femmes qui sont anémiées pendant la grossesse, des femmes qui ont le paludisme, qui ont de l’hypertension et d’autres causes comme le diabète. Il y a également des femmes qui travaillent longtemps avant d’accoucher. Toutes ces causes doivent être identifiées, prises en charge à temps, pour qu’après l’accouchement, le bébé soit en bonne santé », a listé le Dr. Suzanne Sap, pédiatre. L’asphyxie périnatale était le sujet au coeur de la deuxième édition des Journées de la Société camerounaise de médecine périnatale (SCMP). Ces assises qui se sont tenues hier, 17 octobre ont réuni gynécologues, pédiatres, sages-femmes, infirmières entre autres. Acteurs directement impliqués par cette question. C’était donc pour eux le lieu de se former et s’informer sur les gestes à poser pendant la grossesse et après l’accouchement. Car, selon la présidente du SCMP, le Pr. Anne Esther Njom Nlend, le constat est amer. L’asphyxie périnatale fait partie des trois premières causes qui tuent le nouveau né. « On perd 22000 nouveaux nés par an dans le pays avec un taux de mortalité par an de 28 décès pour 1000 naissances. Dans cette asphyxie, la première chose à prendre en considération pour la réduire c'est la réanimation primaire. Comment faire en salle de naissance pour aider ce nouveau né à déclencher la respiration ? », a-t-elle questionné.

A cette interrogation des experts français et camerounais ont répondu présent. C’est à travers des exposés une série d’ateliers sur la prise en charge des nouveau-nés et de la mère que ces médecins et infirmiers ont été édifiés. « Généralement pour bien accueillir un enfant à la naissance, il faut un environnent d’anticipation. Il faut que le personnel sache que l’enfant qui arrive a des risques. Indépendamment de tout bon système d’anticipation, il y aura toujours des situations imprévisibles », a reconnu le Pr. Njom Nlend, La vision de la SCMP est claire, réduire davantage ce taux de mortalité afin que le Cameroun soit à moins de 10 décès pour 1000 naissances vivantes. Pour ce faire, il faut un personnel formé et que les femmes enceintes respectent leurs consultations prénatales.

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