Emergence de l’Afrique : ce que la géotechnique propose

La 11e édition des Journées africaines de cette discipline ouverte ce 21 octobre à Niamey au Niger se penche sur ce chantier.

La   capitale   politique   du   Niger,   Niamey,   abrite   depuis   hier   la   11e  édition   des   Journées africaines de géotechnique (Jag 2019). La cérémonie d’ouverture était présidée au palais des Congrès de Niamey par le ministère nigérien de l’Equipement, Kadi Abdoulaye, au nom du Premier ministre, chef du gouvernement, Brigi Rafini. Cette édition qui mobilise 25 pays àtravers le monde, est   placée   sur  le  thème :   « Géotechnique   et  efficience  économique   des stratégies de développement durable des pays d’Afrique intertropicale ». De   manière   simplifiée,   les   experts   définissent   la   géotechnique   comme   « l’ensemble   des techniques   de   construction   en   rapport   avec   les   propriétés   du   sol ».   Il   s’agit   donc   d’un préalable incontournable, si l’on veut réaliser un investissement durable. Dans ce contexte, au regard de la dynamique de l’émergence dans laquelle sont engagés nombre de pays africains, les géotechniciens proposent une étude approfondie des conditions du sol, avant la réalisationdes infrastructures. A en croire le Pr  Etienne Marcellin Kana, vice-président pour l’Afrique de la Société internationale de mécanique des sols et de la géotechnique, il est temps d’œuvrer en   vue   d’une   prise   en   compte   de   cette   discipline   par   le   politique.   Ceci   pour   des investissements utiles et le développement durable des infrastructures de génie civil dans les pays d’Afrique intertropicale. En clair, comme l’a souligné Louis-Patrice Ngagnon, ingénieur-géotechnicien dans  sa  communication introductive,  « l’impact  des infrastructures  de  génie civil sur le développement durable en Afrique intertropicale est considérable ». Le gouvernement du Niger, a relevé Kadi Abdoulaye, comme plusieurs pays africains, intègre cet outil dans son vaste plan de développement des infrastructures en cours. Les résolutions de ces assises d’une semaine permettront certainement de mieux intégrer cette science dans les planifications faites par les pouvoirs publics, afin d’éviter des investissements fragiles. Par ailleurs, les 400 participants aux Jag 2019, experts, chefs d’entreprises, de laboratoires de géotechnique,   repartis   en   30   ateliers   et   sessions,   saisiront   cette   occasion   pour   un brainstorming utile à la formation dans ce secteur.

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