Bibliothèques en Afrique : comment améliorer les données

Les ministres de 32 pays africains en charge de ces institutions étaient récemment réunis à Accra au Ghana pour étudier leur impact sur le développement

Accra se transforme en bibliothèque géante le temps d’une conférence internationale. La capitale du Ghana a convié du 29 au 30 octobre dernier les ministres africains en charge de cette institution culturelle sous le thème : « Les bibliothèques portant sur les programmes du développement de l’Afrique : progrès réalisés ». Le ministre des Arts et de la Culture, Bidoung Mkpatt, s’est installé à cette tableronde continentale autour de laquelle 32 pays africains représentés par 20 ministres, plusieurs délégués et responsables des bibliothèques émergentes ont également pris place. A la tête de la délégation camerounaise constituée entre autres de Edmond Mballa Elanga, directeur du Livre et de la Lecture, mais aussi de Charlotte Eteki Essangui, chef service des bibliothèques, le Minac est venu jouer sa partition au cours de cet événement organisé conjointement par le ministère de l’Education par l’intermédiaire de la Ghana Library Authority et des Associations et institutions africaines (AfLIA).

La rencontre en effet est une continuité. Elle s’inscrit à la suite de la deuxième réunion ministérielle tenue à Durban en Afrique du Sud en juillet 2018. La logique a alors entraîné les participants aux travaux d’Accra à une évaluation de la mise en oeuvre des résolutions de cette assise ministérielle de Durban, notamment en réfléchissant sur des méthodes visant à intégrer les bibliothèques dans les stratégies et plans de développement nationaux. Celles-ci représentant, comme l’a souligné dans son propos l’Honorable Dr Matthew Opoku Prempeh, ministre ghanéen de l’Education, « un enjeu pour le développement économique de nos pays. » L’hôte ghanéen de cette table ronde internationale reconnaît par ailleurs que l’Afrique doit redoubler d’efforts, ceci dans l’objectif que ses bibliothèques progressent de manière significative. Partage et échange d’expériences ont meublé cette rencontre.

A cette occasion, le ministre Bidoung Mkpatt a révélé que « le taux de couverture nationale en bibliothèques, bien que satisfaisant avec près de 311 bibliothèques sur l’étendue du territoire, devrait connaître une intensification dans les jours à venir. » Le Minac a ensuite évoqué l’élaboration prescrite par le Premier ministre, chef du gouvernement, d’un projet de loi sur le secteur du livre « avec la prise en compte de la bibliothèque en général et des questions de lecture en particulier ». Le 30 octobre, au terme des travaux, les ministres ont adopté la Déclaration d’Accra. Elle demande la tenue annuelle de rassemblements ministériels de ce type, en même temps qu’elle suggère à l’Union africaine la mise en place d’un secrétariat chargé de superviser l’implication des bibliothèques dans les politiques nationales .

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