Tchad : les bons points de l’état d’urgence

Le gouvernement affirme que cette mesure d’exception a contribué à baisser la violence et à ramener la paix dans les trois provinces concernées depuis son instauration en août dernier.

Les autorités tchadiennes ont dressé samedi à Ndjamena, à l’occasion d’une réunion ministérielle et sécuritaire, le bilan de l’état d’urgence décrété le 20 août dernier dans les provinces du Sila, du Ouaddaï et du Tibesti alors en proie à l’insécurité et aux conflits intercommunautaires. Il ressort de cette première évaluation que près de 10 000 armes de tout calibre ont été saisies et quatre sites d'orpaillage clandestins fermés. «Depuis que l’état d’urgence a été décrété, le nombre de conflits que nous recensons dans les différentes provinces concernées a baissé. Il faut souligner que cet état d’urgence a permis de restaurer l’autorité de l’État», s’est réjoui Mahamat Abali Salah, ministre de la Défense et de la Sécurité publique. Cette mesure d’exception doit en principe s’achever le 10 janvier 2020. 
Même si des organisations de défense des droits de l’homme dénoncent des arrestations arbitraires, les autorités tiennent plutôt à démentir.  « On n’a pas encore été saisis  de cas de violations et jusqu’à présent, la justice n’a pas enregistré de plaintes dans ce sens. Donc nous supposons que c’est des sensations que les réseaux sociaux sont en train de faire », a déclaré Djimet Arabi, ministre de la Justice. Cette mesure d’exception avait été décrétée par le président Idriss Deby Itno pour faire face à la récurrence des affrontements entre cultivateurs et éleveurs au cours desquels 50 personnes avaient perdu la vie. Afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens, l’Etat tchadien avait décidé de déployer des forces militaires à l’Est du pays. 
 

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