Chanas Assurances SA : la direction générale rouverte

Le procureur de la République a ordonné vendredi la levée des scellés posés le 25 novembre suite à des incidents.

Lundi 25 novembre dernier, il y a eu du grabuge à la direction générale de Chanas Assurances SA, sise à Bonanjo. Selon nos sources, un groupe d’individus s’est introduit dans les locaux de la compagnie avec pour mission de déloger le conseil d’administration et le top management. L’altercation qui s’en est suivie a attiré une foule de curieux. Saisies par les responsables de la compagnie, les forces de maintien de l’ordre ont investi les lieux pour ramener le calme. Dans la foulée, le procureur de la République a scellé le bâtiment.
Au cours d’un point de presse organisé vendredi 29 novembre dernier, le président du conseil d’administration, Maurice Matanga, a annoncé la réouverture des portes de la direction générale. Au sujet des incidents de lundi, le PCA a déclaré que le groupe d’individus ayant fait irruption dans les locaux de la compagnie était conduit par dame Solange Ntomtane, « qui se prévalait d’un conseil d’administration fictif et entendait ainsi prendre possession sans titre, des rênes de la société Chanas Assurances Sa société de droit camerounais avec des capitaux majoritairement camerounais ». Une affaire qui, d’après le Pca, avait déjà été réglée puisque la plaignante avait été déboutée par la Cour commune de justice et d’Assurances en 2015. Et en juin 2019, la Cour suprême a déclaré que leur procédure était sans objet. 
Approchée par la presse, Solange Ntomtane affirme qu’elle répond d’un mandat qui lui avait été donné par les ayants droit de l’une des parties au procès, à savoir Louis Laugier et Denis Gillot, tous décédés. « Après d’âpres procédures devant les juridictions, la chambre de la Cour suprême a sanctionné à travers son arrêt n°59/Civ rendu le 6 juin 2019 toutes les manœuvres frauduleuses et les injustices dont ont été victimes Louis Laugier et Denis Gillot de regrettées mémoires. Cet arrêt a rétabli ces derniers dans leurs droits », a-t-elle expliqué.
D’après ses déclarations, en conséquence de la main levée prononcée à l’égard de l’ordonnance sur requête n°1181 rendue le 8 mars 1993 par le président du tribunal de première instance de Douala, tous les actes et décisions qui en découlent deviennent caducs, ramenant ainsi les porteurs des actions dans le capital social de la Chanas & Privat Sarl devenue Chanas Assurances SA aux mêmes et semblables états où elles étaient avant l’intervention de ladite ordonnance, avec toutes les conséquences de droit. A en croire l’arrêt susmentionné, les parts sociales querellées s’élèvent à 4500.
 

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