Marché financier unifié d’Afrique centrale : l’accompagnement de la BAD

Un protocole d’accord de don a été signé à Douala samedi dernier entre la Banque africaine de Développement et la Banque des Etats de l’Afrique centrale.

Le renforcement de capacités techniques des acteurs de la Bourse est une condition sine qua non à son succès. Pour ce faire, la Banque africaine de développement (Bad) vient d’octroyer 635 millions de francs à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) pour le démarrage du marché financier unifié d’Afrique centrale. La société de la bourse, la Commission de surveillance des marchés financiers d’Afrique centrale (Cosumaf) sont les principaux acteurs du marché financier unifié ciblés par ce renforcement des capacités techniques. Le gouverneur de la Beac, Abbas Mahamat Toli a précisé que « le renforcement des capacités va essentiellement consister au recrutement des appuis techniques qui vont permettre d’élaborer un business plan pour redynamiser notre bourse ». Dans le même ordre d’idées, il est prévu « un audit organisationnel et fonctionnel, mais aussi institutionnel au niveau du gendarme de la Bourse qu’est la Cosumaf, avec pour objectif de faire un diagnostic précis et dégager les actions qui vont permettre de renforcer les capacités de la bourse et de mieux travailler », a précisé le gouverneur de la Beac.

Le même diagnostic devra s’étendre au niveau de la bourse ellemême en vue de dessiner un modèle de business qui correspond mieux à l’environnement économique de la sous-région Afrique centrale. Ce renforcement des capacités techniques pourra également cibler les entreprises qui vont se faire coter. Les intermédiaires de la bourse ne seront pas délaissés dans ce processus, eux qui ont besoin d’accompagnement. « Nous avons une stratégie d’intégration pour l’Afrique centrale qui a récemment été adoptée et qui repose sur deux piliers. Le premier c’est développer l’infrastructure régionale tandis que le deuxième cible le renforcement des capacités institutionnelles sans lesquelles le marché financier unifié ne saurait prospérer », a indiqué le responsable pays de la Bad, Solomane Kone. D’une manière globale, l’accord de don couvre l’assistance technique pour l’opérationnalisation du marché financier unifié, la mobilisation de l’épargne domestique et le renforcement du capital humain sur les instruments de la bourse.

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