Campo : une histoire de sorcellerie défraie la chronique

Cinq enfants mis à la disposition d’un prêtre, deux femmes en garde à vue, voilà entre autres les premières résolutions de l’affaire des élèves sorciers de l’école publique.

Le sous-préfet de Campo, Joël Eteme Elanga n’oubliera pas de sitôt le jeudi 12 décembre 2019. Au petit matin de ce jour-là, l’administrateur civil est réveillé par le brouhaha d’une immense foule. Ces hommes et femmes sont pour la plupart, parents d’élèves de l’école publique de Campo. Ils sont venus chez le sous-préfet se plaindre des actes de sorcellerie orchestrés au sein de l’établissement par un groupe de cinq élèves.  Il y a quelques jours, ces enfants, âgés entre 7 et 11 ans, auraient par des voies mystiques, « mangé » leur camarade, élève au cours élémentaire première année. Et ils annoncent aussi d’autres victimes pour les fêtes de fin d’année.
Après avoir écouté la foule, Joël Eteme Elanga va convoquer une réunion. Elle est ouverte au grand public et se tient dans la cour de l’école publique de Campo. Les élèves accusés vont passer aux aveux. Sans aucune pression, chacun racontera sa version des faits. Ils avouent alors avoir « mangé » leur camarade. Au moment de la concertation, la victime, dans une anémie sévère, était internée à l’hôpital où tous les examens étaient négatifs. Ayant menacé les élèves sorciers, le directeur de cette école, Stanislas Ndiva Bolongo Elomba est, lui aussi, tombé malade. Le sous-préfet sera donc diplomate pour trouver une solution à la crise. Les enfants acceptent alors remettre le sang de leur camarade. Aux dernières nouvelles, la jeune fille a recouvré la santé. Quant au directeur, les négociations se poursuivent. Il lui est reproché de s’être mêlé d’une affaire de fils du village.
Pendant les débats avec les élèves sorciers, des révélations ont été faites. Les enfants ont dénoncé les commanditaires des « menus ». Deux femmes. Elles sont en garde 

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