Cinéma : S.O.S. salles vides

A l’exception du Festico et du Fifirel, ces rendez-vous cinématographiques ont brillé par la rareté du public dans les salles de projection.

Pour qui organise-t-on des festivals de cinéma au Cameroun ? La question se pose avec acuité au moment où ces rendez-vous culturels peinent à faire foule. Ce fait récurrent a été relevé une fois de plus lors des dernières éditions du festival Ecrans Noirs, du festival Yaoundé tout court (Rific) et de la Semaine internationale du premier film (Yarha). Des manifestations qui étaient jadis très courues. Les raisons évoquées sont le manque de financement, le déficit de communication autour de ces évènements, mais surtout le choix des films en sélection, le non-respect de la programmation, la désinvolture des promoteurs de salles de cinéma et les « intérêts nombrilistes » de certains promoteurs de festivals, entre autres.  Conséquences : les salles obscures ont difficilement fait un carton plein. Les films en sélection ont été projetés devant six personnes à l’un de ces festivals dont nous tairons le nom. Les promoteurs ont donc du pain sur la planche pour les années à venir. 

Pendant que les salles peinent à faire le plein d’œuf durant les festivals, Canal Olympia antenne Yaoundé a appliqué une nouvelle grille tarifaire qui a fait partir bon nombre de cinéphiles. Il faut désormais débourser 1500 F pour les séances dites classiques au lieu de 500 F et 7000 F pour regarder un film en avant-première au lieu de 3000 F. Des tarifs qui ne sont malheureusement pas à la portée de tous. Une situation qui a poussé certains cinéphiles à renouer avec les plateformes de téléchargement de films en ligne.

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