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Somalie : 80 morts dans un attentat

L’attaque à la voiture piégée a eu lieu samedi dernier à Mogadiscio. Même si elle n’est pas encore revendiquée, on soupçonne un acte terroriste du groupe shebab.

Une attaque à la voiture piégée est survenue samedi dernier à Mogadiscio, capitale politique de la Somalie. La bombe qui a éclaté autour de 7h30 (à une heure de pointe), aurait fait environ 80 morts et des dizaines de blessés. L'explosion a eu lieu au niveau d'un check-point, tout près d'un carrefour particulièrement fréquenté et d'un centre de collecte des impôts, dans le Sud-Ouest de Mogadiscio. Parmi les victimes de cette attaque, il y avait des passants, des fonctionnaires en route pour le travail, mais aussi des étudiants qui se rendaient à l'université Banaadir. Leur bus a été violemment touché par l'explosion. Deux ressortissants turcs font également partie des victimes, selon le ministère somalien des Affaires étrangères. Une cellule d'urgence pour coordonner l’assistance aux victimes a été mise sur pied par le Premier ministre somalien. Selon des sources crédibles, la situation reste difficile dans les hôpitaux très vite saturés, qui manquent de matériel médical de base. Suite à cette attaque, le président de la République, Mohamed Farmajo, a adressé un message de condoléances aux personnes affectées. Sur la base du bilan, certaines sources affirment que cette attaque est l'une des plus graves depuis celle d’octobre 2017. En effet, l’attentat de 2017 reste à ce jour le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie. 512 personnes avaient été tuées et 295 blessées dans l'explosion d'un camion piégé à Mogadiscio.

L’attaque de samedi dernier n'a pas encore été revendiquée, mais la Somalie est la cible des shebabs. C’est pourquoi, le président Mohamed Farmajo a dénoncé les ravages du terrorisme, condamnant cet « ennemi qui apporte la destruction et la mort ». L'attentat survient dans un contexte marqué par de multiples actions meurtrières des islamistes shebab. Ces insurgés auraient juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

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