Reprise des cours du deuxième trimestre : le Minesec prend le pouls

Hier, Nalova Lyonga a fait le tour de quelques écoles de Yaoundé pour sensibiliser les responsables sur l’hygiène et a recommandé la création des espaces ludiques.

Les cours ont repris dans les établissements scolaires de Yaoundé depuis le 6 janvier. Hier, le ministre des Enseignements secondaires (Minesec), le Pr. Nalova Lyonga a fait le tour de quelques établissements de la capitale pour s’en rassurer. Ce n’était pas la traditionnelle visite dans les salles de classe. Dans les quatre établissements qu’elle a visités, le Pr. Nalova Lyonga s’est arrêtée dans les bureaux administratifs pour échanger avec les responsables avant de visiter les espaces verts et ceux affectés à la récréation. 
Au lycée technique d’Ekounou, au lieu-dit Maetur Nkomo, le proviseur rassure que les cours ont effectivement repris depuis le 6 janvier. Et que depuis ce jour, élèves et enseignants sont présents. Mais la gestion de l’espace de l’établissement pose un sérieux problème. Ici, l’établissement est construit sur un terrain accidenté. Ainsi pour les activités physiques et sportives, les élèves sont obligés de se rendre au stade Abega à Nkomo, situé à plusieurs kilomètres du lycée. En plus, à cause des travaux de réhabilitation de la route, la clôture de l’école a été détruite. 
C’est à peu près le même cliché au lycée bilingue d’Ekounou où les effectifs sont pléthoriques. A côté de cela, il y a également un problème de gestion d’espace. La cour de rassemblement étant devenue étroite pour les 8 000 élèves que compte cet établissement scolaire, le proviseur Roger Foumane Mendo a expliqué que c’est le terrain de sport qui sert désormais de lieu de rassemblement. « Dans les salles de classes, on enregistre des effectifs de plus de 100 élèves. En plus, deux salles de classes ont été transformées en laboratoire pour faciliter l’apprentissage à certains élèves », s’est plaint le proviseur. Les mêmes problèmes ont également été soulignés par les responsables du Lycée bilingue d’Emana. L’établissement scolaire est également construit sur un terrain accidenté. Il n’a pas d’espace vert, pas d’aire de jeux. En plus, le titre foncier n’est pas au nom de l’Etat.
D’autres problèmes ont été soulevés par le Minesec, notamment les stratégies de lutte contre la consommation de la drogue, les méthodes pour s’assurer de la présence des enseignants, le respect de la couverture des programmes, ont été mis sur la table pendant les échanges entre les responsables des établissements scolaires et le Minesec. « Les responsables font tout leur possible pour gérer les établissements. Mais il faut savoir que Yaoundé est une ville de collines et de montagnes. Je leur ai conseillé de ne pas construire de façon anarchique, car il nous faut des établissements propres, bien architecturés dans lesquels on retrouve des espaces verts pour l’épanouissement des élèves », a prescrit le Minesec. 
 

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