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Economie

Approvisionnement des marchés : les assurances des opérateurs

Une série de concertations entre le ministre du Commerce et les opérateurs d’une dizaine de filières a permis de faire le point hier.

Le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana a présidé une série de concertations avec les acteurs des différentes filières hier à Yaoundé. Il était question de procéder à l’évaluation des performances de l’année 2019 et d’asseoir la programmation de des approvisionnements pour 2020. Cette année, l’accent sera mis sur la promotion de la consommation des produits locaux. Le Mincommerce a incité les opérateurs économiques à produire plus pour la satisfaction des besoins des consommateurs et surtout réduire les importations afin que la balance commerciale soit équilibrée.     
Poisson
L’année 2020 augure de meilleurs auspices pour ce qui est de la production locale du poisson. Déjà qu’en 2019, seulement pour ce qui est des fêtes de fin d’année, le programme Agropoles a produit plus de 50 tonnes de poisson dans les étangs de différentes villes du pays. Une grande avancée selon le coordonnateur de ce programme qui assure que pour cette année, la production va aller s’augmentant. Pour ce qui est des prix pratiqués, ils oscillent entre 2000 et 2500 F le kilogramme. Un autre programme logé au Minepia fait ses preuves depuis 2015 afin de rendre ce produit disponible. C’est le projet Aquacole dont est passée de 1000 à 15 000 tonnes cette année. Selon le chef de ce projet, les projections sur les trois ans à venir sont établies à près de 50 000 tonnes. 
Riz
Dès 2020, la production nationale du riz devrait être une priorité selon le Mincommerce. Pour ce faire, il  a été demandé aux différents producteurs de la filière de mettre un accent particulier sur le riz local en encourageant la consommation du made in Cameroun. A cet effet, les responsables de la Semry tablent sur une prévision de 45 000 tonnes de riz blanchi cette année, soit une augmentation de 10000 tonnes par rapport à l'année dernière. Dans la même lancée, la structure promet également de mettre en place 13500 hectares de terre de plus. Concernant le riz de Ndop, les responsables envisagent de doubler la production à hauteur de 3000 tonnes. Pour rendre le riz local accessible, les producteurs indiquent que des points de distribution supplémentaires sont en train d'être mis en place. 
Huile de palme, huiles raffinées et produits dérivés 
Le Mincommerce a invité les acteurs à réduire les importations d’huile de palme. Pour ce qui est de la production locale, l’on retient que Socapalm et Safacam produisent déjà 155 000 tonnes de matières premières par an. Avec les 20 000 tonnes de la CDC et celle de la production villageoise estimée à 40 000 tonnes, les acteurs de la transformation trouvent les quantités insuffisantes, les obligeant à importer pour le moment. 
Farine de blé et pâtes alimentaires 
Le prix de la farine est stable et le produit est régulier sur le marché. Pour ce qui est des importations de la farine de froment, les opérateurs assurent qu’elles sont moindres. Par contre les prévisions d’importation de blé seront de 900 000 tonnes cette année pour une production de farine estimée à 715 000 tonnes. En légère hausse cette année, puisqu’elles étaient de 830.000 et la production de 660.000 tonne l’année dernière. Seul ombre sur le tableau : le coût du fret en augmentation qui impacte sur le prix du blé. Autre difficulté liée à ce secteur, l'application de la TVA sur le chargement du blé au port de Douala. Concernant les pâtes alimentaires, les produits made in Cameroon sont disponibles et même en abondance sur le marché en plus d’être de très bonne qualité. 
Boissons hygiéniques, vins, alcools, liqueurs et spiritueux
Tout semble aller pour le mieux dans ces secteurs d'après les responsables. En termes d'approvisionnement, l’activité est bien assurée de même que la stabilité des prix sur le marché. La principale préoccupation reste du moins reste le problème de l'assainissement du marché des produits illicites. 
Matériaux de construction
Les prix sont également maîtrisés sur le marché depuis cinq ans. Les produits sont disponibles (ciment et fer à béton). Les préoccupations majeures qui entravent les activités notamment concernant le fer à béton, sont l’insuffisance de matières premières et le manque de déchets recyclés ce qui amènent les opérateurs à importer. Les acteurs des filières cosmétiques, grandes surfaces et supermarchés ainsi que ceux du secteur viande de bœuf étaient également de la partie.
 

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