Affaire de la petite : Alima Son bienfaiteur l’a adoptée

Samory Ayi a finalement recueilli la fillette de 6 ans qui avait été amputée d’un bras en juillet 2019 suite aux maltraitances de sa grand-mère.

La petite Alima Maeva qui a ému le public en juillet 2019, après avoir été maltraitée par sa grand-mère a été adoptée par Samory Ayi, cet homme qui lui avait sauvé la vie. Ce dernier l’avait recueilli alors que les brûlures s’étaient aggravées, provoquant une gangrène si prononcée que le bras de la gamine a été amputé. Après plusieurs mois passés dans un hôpital à Yaoundé, la petite ne veut plus retourner à Nanga-Eboko, cette ville où elle a vécu le calvaire. 
Elle s’est attachée à son nouveau papa, Samory Ayi, et ne veut plus le quitter. Car, cet homme a su lui donner l’amour qu’elle n’avait jamais reçu. Lui non plus ne pouvait plus abandonner Alima, craignant de nouvelles violences à son encontre. Suivant les conseils des autorités de Nanga-Eboko, Samory Ayi s’est finalement engagé dans une démarche d’adoption de la fillette. « La maman d’Alima ne disposant pas de toutes ses facultés mentales, il a fallu que j’aille dans leur village afin de discuter avec quelques membres de leur famille. Chose qui a bien marché », relate le bienfaiteur. Le sujet d’adoption clarifié, Samory s’est décidé à parler de son projet à sa petite famille. « Tout ça est arrivé de manière imprévue. Je me suis rapprochée de ma femme, pour une ample discussion à ce sujet. On avait souvent géré des cas, mais celui de la petite était un peu plus grave », confie-t-il. Après réflexion, la famille est tombée d’accord sur l’adoption définitive de la petite Alima. Toutes les démarches ont été engagées et l’issue a été favorable.
Aujourd’hui, Alima Maeva vit chez le couple Ayi, avec une fratrie de deux enfants. L’adaptation est passée tout naturellement. « Déjà, Alima est une fille très dégagée, elle est arrivée dans une maison de « fous », parce que nous à la maison, tout le temps on est en train de rigoler. Et elle-même est toujours en train de sautiller partout. Elle est très positive et met de l’ambiance », relate le nouveau papa de Maeva. La complicité dans la famille est visible à travers les publications quotidiennes que lance Samory Ayi sur les réseaux sociaux. 
Malgré l’âge avancé, Alima a été inscrite dans une école maternelle où elle fait la grande section. « Il y en avait qui me proposaient de chercher un centre pour handicapés, mais moi j’étais contre cette façon de voir les choses, parce que de toute façon, je me suis dit qu’il faudrait qu’elle affronte le regard des autres », argumente Samory Ayi. L’une des choses les plus difficiles maintenant, c’est son suivi, car à six ans, elle va rentrer dans une école maternelle. Avec les années, ses bienfaiteurs souhaitent qu’elle s’adapte et devienne une femme indépendante. « Après ce qu’elle a subi, je voudrais que demain, Alima grâce à l’éducation qu’elle aura acquise, soit celle là qui va mieux parler des violences faites aux enfants », a souhaité Samory Ayi.
 

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