Société

Kribi : lentement mais sûrement

Bien que les plages soient désertes et le célèbre carrefour Kingué vidé de ses occupants, certaines personnes ne réalisent pas encore la gravité du danger du Covid-19

Ce n’est pas du chocolat pour les autorités administratives de Kribi dans ce combat contre le Covid-19. Six jours après les mesures de confinement et les règles d’hygiène prescrites par le gouvernement ainsi que l’OMS, une bonne partie de la population ne mesure pas encore le poids du danger. On voit encore quelques personnes se serrer les mains faisant semblant d’ignorer l’existence du coronavirus au Cameroun et son mode de contamination. Pour le préfet de l’Océan et ses collaborateurs, il n’est pas question de baisser les bras. Antoine Bisaga qui a mis sur pied une cellule spéciale de communication pour la riposte contre le Covid-19, ne cesse de multiplier les réunions et les descentes sur le terrain pour veiller à l’application des mesures prises par le gouvernement.
Si pour certains, il est difficile de changer de comportement du jour au lendemain, chez d’autres, l’on semble avoir compris qu’il faut passer par cette épreuve de confinement et les règles d’hygiène prescrites pour sauver sa vie et celle des autres. Le célèbre carrefour Kingué à Kribi s’est donc vidé de ses occupants. A 18h, tout se ferme à cet endroit où les discothèques rivalisent généralement de décibels. A la plage publique de Ngoyè, la foule a disparu. Anaïs Ngokobi n’oubliera pas de sitôt ce 21 mars 2020. La jeune fille a fêté son anniversaire à la plage avec cinq invités. « Nous devons tous lutter contre cette pandémie mondiale. Cinq personnes à mon anniversaire, c’est dur, mais je n’y peux rien », dit-elle. Dans les radios locales, le communiqué du maire de la ville de Kribi interdisant tout rassemblement dans les lieux publics est diffusé en continu. Quant aux supermarchés et autres grands commerces, les dispositions sont prises pour qu’il n’y ait pas plus de 50 personnes. Dans les brigades de gendarmerie et les commissariats, des sceaux à robinet et du savon sont disposés à l’entrée. Un élément oblige alors chaque usager à se laver les mains avant d’accéder aux services.
 

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