Soutien aux artistes en détresse : le gouvernement à l'écoute

Pour en parler, Calixthe Beyala, Ambroise Mbia et Jean-Pierre Essome ont été reçus par le ministre des Arts et de la Culture, le 25 mars dernier à Yaoundé.

Au ministère des Arts et la Culture, l’artiste a souvent été au cœur des préoccupations. Mais ces derniers jours n’ont pas toujours été roses pour certains d’entre eux. L’on recense à ce jour 17 artistes en détresse, dont dix ont définitivement quitté ce monde dans la précarité ou l’oubli total. Afin de trouver des solutions concrètes aux problèmes de ces créateurs des œuvres de l’esprit, le ministre des Arts et de la Culture, Bidoung Mkpatt a reçu en audience trois artistes et non des moindres, mercredi à Yaoundé. Il s’agit de l’écrivaine Calixthe Beyala, du dramaturge Ambroise Mbia et du chanteur Jean-Pierre Essome. 
Au menu de cet entretien, des mesures mises en place par ce département ministériel pour accompagner ces artistes en difficulté. Ensuite, des hommages à rendre à la légende de la musique camerounaise, Manu Dibango, décédé le 24 mars. « C’est peut-être parce que le ministre est un artiste au départ qu’il nous comprend très bien et est sensible aux difficultés que nous rencontrons. Il nous accompagne et nous l’accompagnons également. C’est terrifiant de savoir qu’il y a 17 artistes malades dont 10 sont morts dans des conditions atroces », a confié Calixthe Beyala au terme de l’entretien avec le ministre. 
L’autre pan important de cette rencontre avec le Minac concernait la création des fédérations, dans l’objectif d’une évolution sociale des artistes. « Nous avons également parlé de cette mutualisation des quêtes et de l’organisation des artistes par leurs regroupements et corps de métiers. Ce qui permettrait une valorisation de leur art. Une création presque collective puisqu’ils ont fait l’expérience récemment avec des musiciens qui ont rapporté 25 millions de F en un mois. On pratique un métier solitaire et on nous oublie souvent. Le ministre nous permet d’être ensemble afin d’être plus forts », a reconnu Calixthe Beyala. Jean-Pierre Essome a quant à lui soutenu : « Depuis que le ministre est à la tête de ce département ministériel, il se bat pour sortir l’artiste de la misère et nous lui en sommes très reconnaissants ».
 

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