Culture

Livre : le secret de la vie simple

Le roman « La porteuse de sable » de Sophie Françoise Bapambe Yap Libock peut se révéler une thérapie au bonheur tant recherché.

Comment vivre dans la simplicité et dans le bonheur ? Sophie Françoise Bapambe Yap Libock, auteure du roman « La porteuse de sable », a une théorie. Pour elle, il n’y a pas 36 façons d’apprécier les bienfaits du quotidien, que de se contenter de ce que l’on a. Dans son œuvre, elle va plus loin, et mise sur la carte de l’amour comme cette recette miracle qu’elle laisse découvrir par chacun des lecteurs qui aura la curiosité de s’épancher sur les 154 pages. Vivre pleinement, mais en toute sobriété. C’est ce à quoi les deux amoureux tiraillés par l’intrigue. Ils ont, semble-t-il, percer le secret d’une existence sans écueils. Avant, ils doivent gravir des sommets rugueux. C’est que le clivage est grand dans cette relation. Merveille Edjakè est porteuse de sable, Gaby Dibobè est fils d’une riche famille d’entrepreneurs. Famille qui emploie Merveille... Ils se rencontrent sur une plage à Kribi, où la jeune femme exerce sa tâche sans rechigner, avec un sourire que son prétendant remarque tout de suite. Il est gagné par la modestie de celle qu’il a sous ses yeux. 
On pourrait être tenté de se dire qu’on est encore face à un de ces romans peignant l’impossible amour entre une pauvresse et un noble, si on peut exagérer ainsi. Les classes sociales et autres préjugés qu’elles transportent font, une fois de plus leur nid dans ce récit. Seulement, l’association se verra, contre toute attente, plus bénéfique qu’ils ne le pensaient au départ à l’un comme à l’autre. Le bien-être, ils le trouvent dans une poignée de main, un échange de regards tendres, un éclat de rire volé au coucher du soleil. 
Le roman de Sophie Françoise Bapambe Yap Libock publié cette année aux Editions Afredit veut aller au-delà de l’idylle entre Gaby et Merveille, en même temps qu’il impose une véritable recherche de plénitude, que l’argent seul ne peut apporter. Pour emmener son travail, l’auteure a visiblement choisi le positivisme absolu, en se risquant à tuer le suspense. Personne ne veut lire un conte de fées, où tout se passe sans méchantes sorcières maléfiques, et où tout, absolument tout, réussit aux protagonistes. Certes il y a bien cette querelleuse d’Annabelle, ancienne amante de Gaby pour jouer les trouble-fêtes, mais c’est avec désespoir que les amateurs de sensations fortes vont traquer le rebondissement. Même si elle ne plaît pas à tous, l’auteure semble assumer sa thérapie : « La vie est simple. Vivons là avec honnêteté ». 
 

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