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G5 Sahel : la coordination entre les forces saluée

Le Sommet des chefs d’Etat membres et partenaires a débouché mardi sur d’autres attentes telles que le renforcement des équipements et la prise en main du volet développement.

L’ importance du Sommet des chefs d’Etat du G5 Sahel qui s’est tenu le 30 juin dernier à Nouakchott est soulignée à travers les présences. Les cinq chefs d’Etat membres étaient là : l’hôte, Mohamed Cheikh El Ghazouani, Idriss Deby Itno, Issoufou Mahamadou, Ibrahim Boubacar Keita, Roch Marc Christian Kaboré auxquels se sont joints Emmanuel Macron et Pedro Sanchez de l’Espagne. Moussa Faki Mahamat de l’Union africaine et Louise Mushikiwabo de La Francophonie ont fait parvenir les enregistrements de leur participation tandis Charles Michel, président du Conseil européen, Angela Merkel, chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Giuseppe Conte, président du Conseil des ministres de la République italienne et Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU ont suivi la réunion par vidéo conférence ou vidéos enregistrées.

Le sommet de Nouakchott marque une nouvelle étape dans le suivi des engagements communs pris à Pau en janvier dernier. Les participants ont exprimé la crainte que la stabilité actuelle soit mise à rude épreuve par la pandémie du Covid-19 dont l’impact économique et social se fait déjà sentir avec un risque de contraction du PIB. C’est pourquoi les chefs d’Etat du G5-Sahel ont réitéré l’appel à l’annulation de leur dette extérieure, formulé à l’issue de la session extraordinaire de leur conférence du 27 avril 2020. L’opérationnalisation et la coordination du mécanisme de commandement conjoint force barkhane-force du G5 Sahel a été saluée. La neutralisation du chef d’AQMI le 3 juin 2020 dans la région de Tessalit est une victoire bien soulignée, autant que le succès de l’opération éclair « Colère de Boma » dans la région du Lac Tchad au mois d’avril 2020 contre les factions de Boko Haram qui imposent un autre front au Tchad et au Niger.

Les propositions faites par le secrétaire général des Nations unies en faveur du soutien à la lutte contre le terrorisme dans le Sahel ont été agréées. Les besoins s’imposent en termes de formation, d’équipement, d’infrastructures et même de financement pérenne des Forces au front. On comprend le clin d’œil en direction de l’Union européenne et des autres partenaires. Car, la crise au Sahel est aussi une question de développement d’où la nécessité de la poursuite de la mise en œuvre de la feuille de route de Pau et du plan d’action de la force conjointe du G5 Sahel. La France a exprimé son inquiétude quant à la situation politique au Mali et au Burkina Faso et attend des garanties pour « que le contexte politique ne remette pas en question les avancées militaires »

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