Procès maurice kamto,FESPACO, déscentralisation au cameroun, nord west crisis

International

Côte d’Ivoire : le vice-président démissionne

Daniel Kablan Duncan a remis son tablier hier, évoquant des « raisons de convenance personnelle »

La démission du vice-président de la République de la Côte d’Ivoire annoncée hier est un autre coup de théâtre dans le landerneau politique national. Alors que le pays porte encore le deuil du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly décédé brutalement le 8 juillet dernier et dont les cérémonies des obsèques débutent ce jour, Daniel Kablan Duncan jette un autre pavé dans la mare. Sa démission a été rendue publique hier par le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi. « Après plusieurs entretiens dont le dernier a eu lieu le 7 juillet 2020, le président Alassane Ouattara a pris acte et procédé le 8 juillet à la signature d’un décret mettant fin aux fonctions de M. Kablan Duncan », lit-on dans le communiqué lu par le secrétaire général de la présidence qui précise aussi que c’est pour des « raisons de convenance personnelle ». 
Le froid entre Kablan Duncan et le président Alassane Ouattara se faisait ressentir depuis plusieurs jours. La rumeur faisait état de frustration chez ce haut commis de l’Etat et son absence a été très remarquée à l’aéroport le 2 juillet lors du retour à Abidjan de Amadou Gon Coulibaly de retour au pays après une absence de deux mois. Le bruit sur sa démission imminente circulait aussi jusqu’à ce que la nouvelle se confirme. 
Le démissionnaire était considéré comme un proche du président et a toujours été considéré comme un poids lourd de la politique ivoirienne. Il a géré plusieurs postes ministériels dont celui de la diplomatie (2011-2012), Premier ministre avec le portefeuille de l’Economie et des Finances (2012-2017), Daniel Kablan Duncan a été promu vice-président en janvier 2017, poste créé par la constitution révisée de 2016.
Sa démission brouille davantage le jeu politique trois mois seulement avant la présidentielle prévue le 31 octobre 2020. Le dauphin du parti au pouvoir vient de décéder, Guillaume Soro, ex-Premier ministre, devenu opposant du pouvoir en place, un autre candidat déclaré à la prochaine présidentielle est aujourd’hui condamné à 20 ans de prison avec déchéance de ses droits civiques.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category

Download the Cameroon-Tribune app

logo apps