Situation à Buea et Bamenda: le salut par le dialogue

Après Buea hier, le secrétaire général du Comité central du RDPC est attendu demain à Bamenda. Ici et là, M. Jean Nkuete a choisi d’aller à la rencontre des compatriotes des deux régions majoritairement d’expression anglaise où de profondes perturbations affectent depuis quelque temps l’activité au quotidien, tant dans les institutions éducatives que dans les cours et tribunaux. L’importance de cette descente sur le terrain est rehaussée par la présence concomitante sur la même scène du Premier ministre, par ailleurs,  président de la délégation permanente du Comité central du RDPC pour le Nord-Ouest.
On se souvient à cet égard que M. Philemon Yang avait déjà séjourné à Bamenda il y a une dizaine de jours dans un souci manifeste d’apaisement par rapport aux revendications autour desquelles se cristallise le mouvement d’humeur de certaines strates socio-professionnelles. Il s’agit notamment de la disponibilité désormais effective de la version anglaise de l’acte uniforme de l’OHADA. Pour ce qui est de l’amélioration du sous-système anglophone, le chef de l’Etat a pris le taureau par les cornes à travers la mise sur pied d’un comité interministériel chargé d’examiner les préoccupations soulevées par les syndicats des enseignants anglophones. Dans l’optique d’y apporter des solutions appropriées.
Jean Nkuete et Philemon Yang ont, à cœur, de prendre le pouls auprès des forces vives des deux régions dans un esprit d’ouverture, de tolérance et de dialogue. En exposant, par ailleurs, les premières mesures prises par le gouvernement pour ramener le calme et la sérénité dans les prétoires et les établissements scolaires et universitaires. Des secteurs aussi sensibles que névralgiques pour la consolidation et l’enracinement de notre expérience démocratique et, plus généralement, pour l’avenir du Cameroun en tant que pays stable et prospère. Mais aussi en tant que nation forte, unie et solidaire et jalouse de ses acquis dans le cadre d’un biculturalisme vivant et parfaitement assumé.
Toutes choses qui passent par un incontournable dialogue destiné à renforcer la cohésion d’un peuple tourné vers un progrès partagé. Dans ce sillage s’inscrit l’appel pressant de la commission nationale des droits de l’homme et les libertés (CNDHL) en direction des parties concernées afin que celles-ci fassent preuve de retenue et de civisme, en privilégiant « la voie du dialogue dans la recherche de solutions durables à tous ces problèmes posés ». En évitant, suggère la CNDHL, « l’usage des mots, expressions et actes susceptibles d’inciter la colère et la violence ». Le Cameroun n’est-il pas reconnu comme une

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