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Centrafrique : l'appel au dialogue

Opposition et société civile exigent cette rencontre comme gage d’un double scrutin présidentiel et législatif apaisé, libre et transparent le 27 décembre prochain.

A l’appel de l’opposition et de la société civile centrafricaine, la capitale centrafricaine   s’apprête à vivre dès ce mercredi une série d’actions de « désobéissance civique ». Elles dénoncent un «accord» que le gouvernement aurait passé avec Ali Darrass, leader de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), un groupe armé, il y a quelques jours. Elles soupçonnent le pouvoir de Bangui de s’être entendu avec ce chef de guerre qui contrôle une bonne partie du nord du pays pour permettre le déploiement des équipes de campagne du camp présidentiel au détriment des candidats de l’opposition lors de la campagne pour le double scrutin du 27 décembre prochain. Avec un éventuel second tour le 14 février 2021. 
En vue d’une élection présidentielle et des législatives apaisées, libres et transparentes, l’opposition et la société civile centrafricaines plaident pour une concertation avec le pouvoir. «Ce ne sont pas des revendications. C’est juste inviter le président à rassembler un échantillon de Centrafricains pour discuter de ce processus électoral qui va dans tous les sens, pour discuter de cet accord de paix qui n’est pas du tout respecté. Nous avançons vers les élections et de plus, les groupes armés occupent le terrain, deviennent de plus en plus violents. Nous voyons que ces élections risquent de connaître un retard, compte tenu de la catastrophe dans leur organisation. Nous serons obligés de manifester notre mécontentement à travers des actions de désobéissance civique», Anicet-Georges Dologuélé, président de l’Union pour le renouveau centrafricain (Urca), et président de la plateforme d’opposition Cod20-20. 
Pour le gouvernement, l’idée d’une concertation nationale ne semble pas opportune étant donné que le processus électoral suit son cours. «Les opérations qui étaient programmées se déroulent très bien. Le fait même que certains annoncent déjà leur candidature, c’est parce que le processus électoral se déroule bien. Nous sommes optimistes sur le fait que les choses vont bien se passer», a lancé le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada. Contrairement à l’insécurité décriée, le gouvernement se satisfait plutôt de l’évolution de la situation par rapport aux années antérieures. «La situation sécuritaire du pays en 2020 n’est pas celle de 2015-2016. On ne nous dira pas que la situation n’est pas améliorée, bien au contraire. Maintenant, il ne suffit pas de faire de déclarations, il faut en apporter la preuve. Quand on dit que tout est fait pour favoriser le mouvement Cœur uni (le parti présidentiel, NDLR) au détriment des partis de l’opposition ou d’autres personnalités, je pense que ça, c’est une vue, c’est le point de vue de ceux qui l’expriment», a-t-il souligné. 
 

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