Politique

57e édition du Caucus africain : les répercussions du Covid-19 au menu

Les sujets discutés hier au cours de la 57e session de la réunion des gouverneurs africains au groupe de la Banque mondiale et du FMI tournaient autour des axes de riposte.

Amélioration de l’aide extérieure du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international en direction de l’Afrique ; relèvement des infrastructures liées aux services sociaux de base (santé, éducation, accès à l’eau, protection sociale, etc.) ; préservation des emplois et meilleure implication des ambassadeurs de l’Afrique pour plus de diversité au sein de ces deux institutions. Voilà les principaux sujets qui ont été discutés hier par les participants de la 57e édition du Caucus africain animé en visioconférence depuis Yaoundé. Une concertation organisée dans un contexte marqué par une crise économique grave causé par la pandémie du Covid-19. D’où le thème retenu cette année : « Protéger le capital humain de l’Afrique face à la Covid-19 : sauver des vies, préserver le bien-être, sauvegarder la productivité et l’emploi. » 
Pour Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), par ailleurs président du Caucus africain 2020, il est question à travers les sujets abordés de « participer au redressement de la situation de nos pays et surtout de se projeter dans le futur en faisant en sorte que nos économies soient mieux préparée à faire face aux défis, aux crises, aux chocs. » Surtout que d’après le FMI, cette crise sanitaire va entraîner après plus de 20 ans, la récession dans les économies de l’Afrique subsaharienne, avec une baisse substantielle de la croissance économique. Ainsi, selon les dernières prévisions, on est passé de 4% en mi-mars à -3% en mi-juillet. Les autres conséquences de cette situation sont l’accroissement des dépenses imprévues de santé, les pertes d’emplois (environ 50 millions), la diminution des transferts de fonds de la diaspora à travers le continent (48 milliards de dollars en 2019), entre autres.  
Tout en saluant les actions déjà menées par ces deux institutions pour soutenir les pays du continent dans la gestion de la pandémie et de ses répercussions économiques et sociales, Alamine Ousmane Mey a précisé que le caucus est l’occasion de jeter les bases d’un dialogue plus inclusif. Toutefois, il a regretté que le contexte actuel n’ait pas permis au Cameroun de faire profiter aux 250 délégués de l’hospitalité légendaire du Cameroun. 
Mis en place en 1963, le Caucus africain a pour mission de faire entendre davantage la voix des gouverneurs africains au sein des deux institutions de Bretton Woods sur les questions de développement intéressant l’Afrique. Il compte à ce jour 54 pays membres. Plus de la moitié ont participé à la concertation d’hier.
 

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