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Industries pharmaceutiques : les potentialités de Douala évaluées

Diverses unités de production de médicaments visitées par le ministre Gabriel Dodo Ndoke lundi dernier.


Faire un état des lieux actuel et apprécier le plan de développement des entreprises de l’industrie pharmaceutique en vue de structurer l’accompagnement du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt) dans l’amélioration des capacités de production. Voilà le principal objectif de la visite de travail du ministre Gabriel Dodo Ndoke dans la capitale économique du Cameroun lundi 24 et mardi 25 août 2020. La tournée effectuée dans plusieurs industries pharmaceutiques de Douala a abouti à un bilan satisfaisant dressé par le ministre Gabriel Dodo Ndoke : à savoir que la ville dispose d’unités industrielles pouvant rivaliser avec d’autres à travers le pays, la sous-région et même l’Afrique sub-saharienne.
Sur le terrain, le ministre et sa suite ont touché du doigt les contours de la production des produits pharmaceutiques. Chez Africure (situé à Douala III), première étape de sa visite de travail, le Minmidt a pu évaluer les capacités de cette industrie qui produit par exemple 120 mille gélules/heure et 800 mille comprimés/jour. De la production au stockage, en passant par le conditionnement, tout a été inspecté par le ministre et ses proches collaborateurs. A en croire les responsables de l’entreprise, toutes les procédures de production sont mise en œuvre conformément aux normes de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms).
« Nous avons une capacité de production de 1,5 milliard d’unités en travaillant 8 heures par jour. Cette capacité de production n’est réalisée aujourd’hui qu’à 32%. Nous avons encore une marge de progression importante. Pour y arriver, nous avons absolument besoin du soutien des pouvoirs publics. C’est pour cette raison que nous apprécions la visite du ministre », a souligné le président du conseil d’administration d’Africure, Prosper Hiag.
La nécessaire protection du marché national du médicament figurait au rang des contraintes auxquelles sont confrontés les acteurs du secteur de l’industrie pharmaceutique. « Nous ne pouvons pas produire du paracétamol ici et laisser entrer 150 références de paracétamol dans le pays. Il en est de même pour l’amoxicilline. Donc il faut un minimum de protection », a suggéré Prosper Hiag. A Genmark Cameroun (Douala V), le savoir-faire des étudiants de l’Institut universitaire de Technologie de l’université de Douala est largement mis à contribution dans le processus de production des médicaments essentiels. L’usine, bien qu’embryonnaire, se distingue par la production des médicaments à base de produits naturels.
Situation quelque peu difficile à Cinpharm (Douala V), où des difficultés liées à la fermeture des frontières avec des pays d’Asie, où les partenaires habituels privilégient l’approvisionnement de leurs marchés locaux respectifs. D’où une situation de quasi-rupture de stock.

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