Comptabilité : le digital en aide au fiscal

Une formation lancée hier, 23 septembre, permet aux entreprises de mieux s’arrimer aux normes Ohada.

Depuis janvier 2018, le Traité Ohada a enregistré une révision qui a, entre autres choses, changé les règles comptables. Dans la foulée, la fiscalité des Etats s’y est adaptée, modulant les exigences en fonction du nouveau texte. Faits rappelés à Douala hier, 23 septembre, aux représentants d’entreprises locales venus à une formation de deux jours relative à la comptabilité informatisée.
« Il s’agit d’arrimer les entreprises au niveau des exigences de l’Ohada, qui a imposé une nouvelle documentation que les entreprises doivent tenir. Les règles de comptabilité ont été redéfinies, et il est important de se mettre à la page », a expliqué le Pr Begni Bagagna, enseignant à l’université de Douala, qui a ouvert les travaux au nom du recteur.
L’agrégé de droit public ajoutera que cette formation arrive « à point nommé » dans le contexte de la dématérialisation des procédures fiscales initiée par la direction générale des Impôts. Du coup, il y voit plusieurs avantages pour l’Etat à travers l’administration fiscale. « Cette mise à niveau devrait faciliter les procédures, notamment en termes de contrôles, et en termes de contentieux fiscal », va donc relever le Pr Begni Bagagna.
Seulement, dans la pratique, d’après Magelan Puemi, conseil fiscal et organisateur de la formation, la majorité des Pme de Douala utilisent l’application Sage Saari, mais sans en avoir la licence. La pratique est interdite par la loi, et le conseil fiscal croit savoir que sa persistance est due au coût du produit… L’atelier ouvert hier et qui s’achève aujourd’hui a donc été l’occasion de présenter une solution locale en option aux opérateurs économiques locaux. Laquelle permet de tenir la comptabilité « de la saisie des 

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