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Sous la cendre…

On attendait avec impatience les décisions de l’assemblée générale de la Fecafoot, réunie vendredi dernier à Yaoundé, après la concertation du comité exécutif, la veille. L’opinion était surtout en attente en ce qui concerne la sentence du Tribunal arbitral du sport réhabilitant la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC). La Fecafoot a donc pris acte de cette décision et annonce son application. A sa manière en tout cas, puisque l’instance s’octroie quelques prérogatives, sur la base des textes. Avec par exemple la désignation d’un nouveau SG dans les prochaines heures. Au même moment, elle demande la tenue d’une assemblée générale de la LFPC, question de remplacer les membres du conseil d’administration dont le mandat est échu. Dans la foulée, la Fecafoot « permet » au président Pierre Semengue d’achever son mandat jusqu’en juin 2021. Tout est bien qui finit bien ? C’est mal connaître le microcosme du football camerounais.
Dans la foulée de l’AG de la Fecafoot, le président Pierre Semengue a été clair au micro d’un journaliste : il n’est pas d’accord avec ces décisions. Pour lui, « la Fecafoot veut ignorer les sentences du TAS et les prescriptions du Minsep ». Le désaccord semble donc clairement relancé entre les deux entités. Les positions restent tranchées entre le camp de ceux qui mettent en avant le statut de tutelle de la Fecafoot et le camp de ceux qui prônent l’application immédiate de la sentence du TAS. La Fecafoot n’entend plus fonctionner avec cette Ligue, du moins dans sa forme actuelle. Cette dernière, quant à elle, veut continuer à opérer sans rendre de compte à personne. 
Dans cette guerre des tranchées, c’est bien le footballeur qui se retrouve au milieu, complètement perdu. La saison peut-elle démarrer dans ces conditions ? A quel Saint doivent se vouer les clubs quand ils reçoivent des instructions similaires de deux entités censées travailler main dans la main ? Quelles perspectives pour les représentants du pays aux coupes africaines ? Comment la sélection A’ peut-elle sereinement se préparer pour le Championnat d’Afrique des nations qui frappe déjà à notre porte ? Faudrait-il que l’Etat du Cameroun frappe du poing sur la table pour qu’un semblant d’ordre règne enfin ? Les questions sont trop nombreuses et ne font que souligner la profondeur du malaise ambiant. Il est en tout cas difficile d’imaginer le démarrage de la saison dans cette situation de clair-obscur. Il semblerait qu’il faille désormais s’en remettre au ciel pour sauver le football camerounais.
 

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