Ghana : le chantier économique


 L’élection de l’opposant historique, Nana Akufo –Addo, à la présidence de la République conforte  le Ghana dans son  rôle de l’un des laboratoires de la démocratie africaine. 
Nana Akufo-Addo sait cependant que sa tâche ne sera guère aisée. Il ne pouvait en être autrement car le Ghana a dû emprunter beaucoup d’argent aux bailleurs de fonds internationaux, près d’un milliard de dollars au Fonds monétaire international en 2015.De même, la monnaie nationale,  le cedi, a perdu de sa valeur ralentissant ainsi davantage la croissance économique tout en amplifiant la corruption et le chômage chez les jeunes . A telle enseigne que ce pays  n’a atteint que le taux de croissance économique de 3,3 % en 2016, le plus faible de ses 20 dernières années. Ce n’est donc pas un hasard si le nouveau président de la République s’est fixé comme priorité la reprise économique. Le programme économique de Nana Akufo-Addo s’appuie sur la relance des investissements notamment à travers la réduction des impôts de toutes les entreprises. Qu’il s’agisse des entreprises  œuvrant dans le secteur agricole, celui  des bâtiments, des travaux publics ou bien des entreprises  exerçant dans le domaine du transport aérien. L’ancien avocat spécialiste des droits de l’homme est persuadé que ces mesures peuvent stimuler la production agricole ainsi que l’activité industrielle conformément à son option : « un quartier, une entreprise ».  Mais  également créer de nombreux emplois et diversifier l’économie nationale encore dépendante de l’or, du cacao et du pétrole.
 

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